Rolex Grand Slam of Show Jumping

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Steve Guerdat CHI Geneva 2015 Steve Guerdat CHI Geneva 2015

« Gagner un Majeur est déjà fou! »

Quels sont vos objectifs lors du CHIO d’Aix-la-Chapelle?

Steve Guerdat: Aix-la-Chapelle est absolument incontournable chaque année. Le stade, la foule et l’intérêt des médias sont uniques. Rien que cela représente déjà une énorme motivation. Chaque cavalier aimerait gagner ici. Bien sûr, ayant déjà remporté Genève, une victoire cette année serait particulière.

 

Et vous auriez ainsi franchi une nouvelle étape vers le Rolex Grand Slam ...

Guerdat: Oui, et pourtant il m’est encore difficile de considérer le Grand Slam comme un objectif concret, tant que je n’aurai pas atteint la deuxième étape. C’est un rêve pour moi, mais il est encore trop lointain pour être tangible. Gagner un Majeur est déjà fou! J’ai eu cette chance trois fois à Genève, été deux fois deuxième à Calgary et cinquième à Aix-la-Chapelle. Je suis très fier de ces résultats. Le Grand Slam est simplement incroyable, et que peu de cavaliers y parviendront.

 

Quelle est l’importance de cette compétition pour votre sport?

Guerdat: Pour nous, cavaliers, Aix-la-Chapelle, Genève et Calgary sont toujours les concours principaux de la saison. Ils représentent le meilleur du sport et disposent de la plus grande visibilité. Le Rolex Grand Slam a encore augmenté le niveau. C’est un format unique, également pour le spectateur, promis à plus de suspens, car il peut encourager les cavaliers pour la victoire suivante. On l’a bien vu l’an dernier à Calgary. Le public entier se tenait derrière Scott et ce fut un moment très spécial, lorsqu’il remporta le Grand Slam. L’attention des médias a été énorme. Je pense que l’on peut affirmer que tout notre sport tire profit du Rolex Grand Slam.

CHIO Aachen CHIO Aachen

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping est de retour à Aix-la-Chapelle ! Pour ce premier Majeur de l’année, les plus grandes stars du sport équestre sont une fois de plus prêtes à relever le défi ultime. Mais qui va quitter la plus célèbre piste du monde en tant que vainqueur du « Grand Prix Rolex, le Grand Prix d’Aix-la-Chapelle » ?

Nick Skelton, Christian Ahlmann et Scott Brash, les noms de ces champions pourraient tous figurer sur le légendaire panneau des victoires du CHIO d’Aix-la-Chapelle, depuis la première édition du Rolex Grand Slam en 2013.

L’année dernière, le triomphe de Scott Brash était d’une importance toute particulière: le jeune cavalier britannique avait déjà remporté le Majeur de Genève, avant d’arracher la victoire à Aix-la-Chapelle. Sur la pelouse de ce stade légendaire, en selle sur son brillant cheval « Hello Sanctos », il a prouvé une fois de plus son talent de classe mondiale, lorsqu’il a parfaitement monté le tracé du « Grand Rolex Prix » en un temps record, devant 40 000 spectateurs.

La série de victoires incroyables de Scott Brash s’est achevée finalement en septembre 2015 au Spruce Meadows ‹ Masters ›, à Calgary. Ce Majeur était tout aussi décisif pour lui. « C’était un sentiment tout simplement indescriptible. J’ai mis toute mon attention, mon énergie et mes efforts dans cette victoire », explique Scott Brash. Son exploit a inauguré une nouvelle ère du sport équestre et fait de lui une légende vivante à seulement 30 ans. Il est en effet le tout premier cavalier à avoir remporté le Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Mais déjà un nouveau challenger est prêt à s’emparer de la couronne: lors du CHI de Genève en décembre 2015, la grande star suisse Steve Guerdat a gagné le « Grand Prix Rolex ». Sur « Nino des Buissonnets », le brillant cheval avec lequel il a remporté l’or olympique individuel en 2012, il a fait parler toute son expérience et  est sorti vainqueur pour la troisième fois du Majeur de Genève, après ses victoires en 2006 et 2013.

Toutefois, au CHIO d’Aix-la-Chapelle, le Suisse devra compter sur une concurrence de taille, tout peut encore changer: « Le Rolex Grand Slam exerce une fascination très particulière », détaille Steve Guerdat. « Je suis extrêmement motivé à remporter ma deuxième victoire de Majeur à Aix-la-Chapelle. »

Le Suisse garde de bonnes chances de succès et il l’a prouvé avec les nombreuses victoires importantes qu’il a accumulées durant la saison. Toutefois, plusieurs paires de classe mondiale multi-récompensées prendront le départ du « Grand Prix Rolex » d’Aix-la-Chapelle et toutes ont le potentiel pour remporter la victoire. Mais qui résistera à l’atmosphère électrique du stade, qui contrôlera ses nerfs, restera concentré? Qui fera preuve de la plus forte volonté à relever ce combat contre la montre ? Quelle paire impressionnera le plus par son harmonie parfaite et son esprit combatif ?

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping souhaite la bienvenue aux plus grands cavaliers du monde.  Alors, qui triomphera le 17 juillet 2016 ?

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En mémoire de Ron Southern

L’équipe du Rolex Grand Slam of Show Jumping a eu l’immense tristesse d’apprendre la disparition du fondateur du célèbre complexe équestre de « Spruce Meadows » Ron Southern qui s’est éteint ce jeudi à l’âge de 85 ans. En imaginant « Spruce Meadows », celui-ci a permis la mise sur pied de l’un des concours les plus emblématiques du monde. Conjointement avec le CHI de Genève et le CHIO d’Aix-la-Chapelle, "Spruce Meadows" est l’un des trois créateurs du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Steve Guerdat Steve Guerdat

Toutes nos félicitations pour votre victoire dans le « Grand Prix Rolex » du CHI de Genève 2015. Un beau cadeau de Noël ?

Oui c’est certain. Le Majeur de Genève est très particulier pour moi, je le place au même niveau qu’un championnat. Je me suis préparé au mieux et j’ai fait en sorte que mes chevaux soient au meilleur de leur forme et frais pour ce concours. Je suis maintenant très heureux de ce succès. « Nino » est un cheval hors du commun, il est tout simplement génial. J’ai beaucoup de chance !

 

Vous étiez le neuvième cavalier à prendre le départ dans le barrage et il restait encore sept concurrents, avant que vous soyez assuré de votre victoire. Comment vit-on ces minutes ?  

Elles paraissent être des heures ! Cela semble une éternité et vous ne pouvez plus rien faire. Il ne vous reste qu’à regarder les autres cavaliers et espérer que vous avez été assez rapide pour l’emporter.

 

Tout le public à espérer jusqu’au bout avec vous. Que ressent-on, lorsque l’on est acclamé par toute l’arène ? Est-ce que ces encouragements vous ont transcendé ?

Lorsque le public me soutient ainsi, c’est évidemment un sentiment incroyable. On ne pense à plus rien d’autre qu’au parcours, on reste concentré pour donner son maximum. Et lorsque tout se déroule parfaitement et que le public crie de joie à la fin du barrage, c’est tout simplement unique. Mais je n’étais pas encore certain que mon chronomètre serait assez bon. C’est pour ça que j’ai essayé de garder la tête froide, alors même que je ressentais déjà une joie immense.

 

Avec votre victoire dans le Majeur de Genève, vous êtes dans la course pour accomplir le Rolex Grand Slam. Que représente pour vous cette compétition ?

L’engagement de Rolex est quelque chose de très important pour nous, cavaliers. Je pense que sans leur soutien de longue date, notre sport n’en serait pas où il est aujourd’hui. Le Rolex Grand Slam est une compétition très particulière, un défi spécial pour chaque cavalier. Les Majeurs de Genève, Aix-la-Chapelle et Spruce Meadows sont des classiques du sport équestre, que nous voulons tous gagner. Nous sommes focalisés sur ces objectifs.

 

Etes-vous à présent concentré tout particulièrement sur le prochain Majeur; le CHIO d’Aix-la-Chapelle de juillet 2016 ? 

Non, aujourd’hui certainement pas. J’ai l’esprit encore totalement à Genève et il est temps de fêter cette victoire!

Steve Guerdat Steve Guerdat

C’était son jour, son public et son immense triomphe! Le héro nationale suisse Steve Guerdat a remporté le « Grand Prix Rolex » du CHI  de Genève. Pour le troisième et dernier Majeur de l’année du Rolex Grand Slam of Show Jumping, le Champion Olympique a devancé le français Simon Delestre et le canadien Eric Lamaze, dans l’arène de Palexpo.

16 des meilleures paires du monde ont pris part au barrage. Steve Guerdat avait choisi de monter son cheval de tête, « Nino des Buissonnets », et s’élançait en neuvième position. Le public genevois a laissé éclater sa joie à la suite de son sans faute, comme s’il avait déjà gagné.

Après avoir parfaitement déjoué les pièges de ce barrage, les spectateurs ne tenaient plus en place: ils ont acclamé leur héro, qui avait déjà remporté en 2010 et en 2013 cette épreuve majeure à Genève. „Je suis vraiment heureux de cette victoire. Mon cheval « Nino » est tout simplement génial. Le public nous a aussi énormément soutenu et il y a toujours un facteur chance“, rapporte Steve Guerdat après sa victoire. „Le Majeur de Genève est l’un des concours les plus importants pour moi, au même niveau qu’un grand championnat.“

Avec cette victoire, un nouveau cycle du Rolex Grand Slam of Show Jumping débute pour Steve Guerdat. Il peut maintenant tenter de relever l’un des défis les plus difficiles du sport équestre. „Les Majeurs de Genève, Aix-la-Chappelle et Spruce Meadows sont des classiques du sport équestre, que chaque cavaliers souhaite gagner. Lorsqu’on a la chance d’ajouter une victoire du Rolex Grand Slam à son palmarès, l’on ressent une sensation unique.“

Reste à présent pour le cavalier suisse à donner le meilleur de lui-même en prévision d’Aix-la-Chapelle! En effet, en juillet 2016, Steve Guerdat aura l’extraordinaire opportunité de remporter un deuxième Majeur consécutivement, réalisant ainsi un scénario parfait.

Les paris sont ouverts, il est temps maintenant de continuer à écrire l’histoire du sport équestre. Le décor: Palexpo, la plus grande arène indoor du monde. Les protagonistes: les stars internationales du saut d’obstacle. L’événement: le Rolex Grand Slam of Show Jumping, probablement le plus grand défi des sports équestres.

Quarante cavaliers ont assuré leur participation à la finale du CHI de Genève de dimanche après-midi, et tous vont donner le meilleur d’eux-mêmes afin de terminer dans le haut du classement. Mais il ne s’agit pas uniquement de triompher dans le « Grand Prix Rolex ». C’est bien plus que cela: le vainqueur de cette épreuve aura déjà acquis une manche capitale du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Il y avait au total quatre épreuves qui permettaient aux cavaliers de se qualifier pour le « Grand Prix Rolex ». Celles-ci ont été remportées par l’américain Kent Farrington, la suissesse Janika Sprunger, et par le phénoménale Roger Yves Bost, vainqueur de deux d’entre elles. Leurs adversaires dans la finale de demain? Le double Champion du Monde et d’Europe, le néerlandais Jeroen Dubbledam, le Champion Olympique suisse Steve Guerdat, le canadien Eric Lamaze, l’allemand Ludger Beerbaum, le vice-Champion d’Europe belge Gregory Wathelet, la jeune star irlandaise Bertram Allen, et naturellement le vainqueur du Rolex Grand Slam Scott Brash, qui compte bien défendre son titre.

La liste des partants se lit comme une chronique recensant les meilleurs cavaliers du monde. Quarante grands noms sur le papier, qui pourront continuer à écrire l’histoire en remportant le « Grand Prix Rolex » de dimanche.

Le CHI de Genève a ouvert ses portes hier. Ce premier jour de compétition a déjà montré que les meilleurs cavaliers du monde sont au top de leur forme pour ce troisième et dernier Majeur du circuit Rolex Grand Slam of Show Jumping.

La victoire dans le « Credit Suisse Grand Prix » de jeudi soir est revenue à Roger-Yves Bost, le champion d’Europe 2013. Grâce à cette première place, le cavalier français s’est directement qualifié pour le « Grand Prix Rolex» de dimanche après-midi. Mais il n’est pas le seul à avoir assuré son ticket de départ pour la finale de dimanche, les 24 meilleurs cavaliers de cette épreuve sont d’ores et déjà certains d’y prendre part.

Parmi eux, citons le Champion olympique canadien Eric Lamaze, les excellents cavaliers allemands Daniel Deusser, Christian Ahlmann et Ludger Beerbaum, ou encore les stars françaises Patrice Delaveau, Simon Delestre, Penelope Leprevost et Kevin Staut. Le héros local, Steve Guerdat, avait déjà sa qualification assurée en ayant remporté les Jeux Olympiques de 2012. Cela lui a permis de prendre tranquillement le départ, en selle sur un jeune cheval.

Scott Brash était dans le même cas de figure que le cavalier suisse. Premier - et unique - gagnant du Rolex Grand Slam of Show Jumping, tenant du titre du Rolex Grand Prix de Genève 2014, sa participation était assurée pour la finale de dimanche. Il a ainsi choisi de monter jeudi soir le jeune « Hello Forever », à la place de son cheval de tête « Hello Sanctos » . En effet, le cavalier britannique a encore d’autres occasions de préparer « Sanctos » avant l’épreuve de dimanche, par exemple vendredi soir, lors de la finale « Rolex IJRC du Top 10 » , lors de laquelle se mesureront les dix meilleurs cavaliers du monde.

Steve Guerdat, CHI Geneva 2014 Steve Guerdat, CHI Geneva 2014

Les choses sérieuses débutent pour les meilleurs cavaliers du monde ! Le CHI de Genève ouvre ses portes demain. Durant trois jours, ils auront la possibilité de se qualifier pour la troisième manche de l’année du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Quarante participants s’affronteront pour l’épreuve de dimanche, dotée d’un prix de 1,1 million d’euros. Mais ce n'est pas tout, celui qui remportera la victoire au « Grand Prix Rolex » l’après-midi du 13 décembre, aura acquis la première manche du Rolex Grand Slam of Show Jumping.  

Ce défi, sans doute le plus importants du sport équestre, réunit trois des concours les plus renommés du monde – le CHI de Genève, le CHIO d’Aix-la-Chapelle et le CSIO Spruce Meadows ‹ Masters › – dans une compétition inhabituelle: en plus du prix du concours, un million d’euros est remis au cavalier qui remporte ces trois épreuves majeures consécutivement. Mais gagner deux de ces compétitions est également récompensé: si le cavalier les réussit l’une à la suite de l’autre, un bonus de 500'000 euros lui est accordé ; enfin, 250'000 euros lui sont remis s’il remporte deux des trois manches majeures de manière non successive.

Ce concept attire chaque année les stars internationales du saut d’obstacles et leurs chevaux de tête. Un seul objectif en vue : remporter le Rolex Grand Slam of Show Jumping et entrer dans la légende de ce sport. Scott Brash est le premier cavalier à avoir réalisé cette performance exceptionnelle. Lors de ses  victoires dans les épreuves phares du CHI de Genève en 2014, d’Aix-la-Chapelle en 2015 et de Spruce Meadows en septembre 2015, il a réalisé le Grand Slam parfait et écrit une page importante de l’histoire du sport équestre.

L’écossais Scott Brash remettra son titre en jeu lors du CHI de Genève et fera tout pour enlever à nouveau cette épreuve. Gagnant de l’édition précédente, il est d’hors et déjà qualifié pour le « Grand Prix Rolex » , à l’instar des meilleurs cavaliers du championnat. Citons le cavalier suisse Steve Guerdat, champion Olympique ; le double champion du Monde et d’Europe Jeroen Dubbledam, montant pour les Pays-Bas; ou encore le belge Gregory Wathelet, vice-champion d’Europe, et le français Simon Delestre, médaillé de bronze aux championnats d’Europe 2015.

Pour les cavaliers qui ne sont pas encore qualifiés, la bataille pour décrocher leur participation au
« Grand Prix Rolex » débute déjà le jeudi matin: les vingt meilleurs du « Crédit Suisse Grand Prix » décrocheront leur ticket de départ. Les autres possibilités de se qualifier auront lieu lors de la
« Finale du Top 10 Rolex IJRC » le vendredi soir, et lors de la « Coupe de Genève » et du « Geneva Classic » le samedi. La liste définitive des quarante participants au Grand Prix de Genève sera connue le samedi soir. Mais qui décrochera le Rolex Grand Slam of Show Jumping du dimanche? La question n’a jamais été aussi ouverte.

Interview avec Scott Brash, le vainqueur du Rolex Grand Slam

Il est une légende vivante: Scott Brash est le premier cavalier à avoir gagné les Grands Prix de Genève, Aix-la-Chapelle et de Spruce Meadows successivement, remportant de ce fait le Rolex Grand Slam of Show Jumping.Du 10 au 13 décembre 2015, le britannique sera de retour au CHI de Genève, lieu où il a célébré sa première victoire majeure l’an dernier. Lors de cette interview, le trentenaire nous raconte ce qu’il a vécu depuis son triomphe sur le circuit Grand Slam. Nous parlerons également de ses objectifs au CHI de Genève cette année et pourquoi ses employés se plaignent toujours de lui après les vacances de Noël.

 

Cela ne fait que trois mois que vous avez gagné le Rolex Grand Slam. Qu’est-ce que cela a changé pour vous ?

J’ai été très occupé, mon calendrier était chargé cette année. Après ma victoire du Rolex Grand Slam, j’ai été prisdans une frénésie folle, mais j’ai néanmoins essayé de retrouver rapidement ma routine journalière, afin de pouvoir me concentrer sur les événements à venir. A présent, mon équipe et moi nous nous réjouissons de l’année 2016.

 

Lorsque vous vous remémorez le 13 septembre, jour de votre sacre dans le Rolex Grand Slam, qu’est-ce qui vous revient en premier à l’esprit ?

Le moment où tout est devenu réel, où j’ai compris ce que j’avais accompli. Je rêvais de gagner le Rolex Grand Slam. Avec le temps, je m’étais mis beaucoup de pression. Lorsque j’ai véritablement réalisé cet objectif, beaucoup de sentiments différents se sont télescopés en moi.Je ne pourrai jamais oublier cet instant.

 

Lors de la conférence de pressedu ‹ Masters › de Spruce Meadows, vous n’arriviez pas encore à croire en cette incroyable victoire. Quand avez-vous réalisé que vous aviez vraiment gagné le Rolex Grand Slam ?

Il y a encore des moments où je ne crois toujours pas ce qui s’est passé. Mais je suppose que j’en ai pris progressivement conscience lorsque je suis revenue à ma vie quotidienne et que les gens me parlaient sans cesse de cette victoire et me félicitaient. C’est un sentiment puissant que j’aurai toujours à l’esprit mais, dans notre sport, il faut toujours aller de l’avant et ne pas regarder en arrière.

 

Parlons à présent du CHI de Genève qui a lieu la semaine prochaine. Que représente pour vous ce concours ?

Palexpo est une arène fantastique, dans laquelle les cavaliers et les chevaux ont un réel plaisir à concourir. Pendant le «Grand Prix Rolex », l’on peut ressentir une atmosphère très particulière. Genève est vraiment l’un de mes concours préférés et je me réjouis d’y revenir cette année.

 

Quels sont vos projets lors de cette compétition ? Allez-vous à nouveau monter votre cheval de tête, « Hello Sanctos », avec lequel vous êtes sortis victorieux l’an dernier ?

Oui, j’emmène avec moi « Sanctos » et je suis persuadé qu’il donnera à nouveau le meilleur de lui-même cette année, comme toujours. Concernant mes objectifs, je vais essayer, comme à mon habitude, de penser épreuve par épreuve et de mon concentrer à chaque fois sur la tâche à accomplir. Evidemment, je vais tenter de rester en tête lors de la « Finale du Top 10 Rolex IJRC » et du « Grand Prix Rolex ».Dans les deux cas, cela sera très difficile, mais j’ai encore soif de victoire à Genève !

 

Et comment vous sentez-vous avec « Sanctos » ? Est-il en grande forme ? Prêt à réaliser de nouveaux exploits à Genève ?

Après ma victoire dans le Grand Slam, je lui ai accordé une pause bien méritée, mais il est déjà de retour sur le circuit. Au cours de sa dernière compétition avant Genève, à Doha, il a bien sauté, malheureusement nous avons tous deux fait quelques fautes bêtes. Je suis encore pleinement convaincu des capacités de « Sanctos », il est un cheval exceptionnel, il est aime autant gagner que moi.

 

Bien sûr, les autres participants concourent aussi pour gagner et ici, à Genève, les meilleurs cavaliers et chevaux du monde seront au départ.Selon vous, lesquels partent favoris à la course à la victoire du «  Grand Prix Rolex » ?

Rolf-Göran Bengtsson et « Casall », tout comme Kent Farrington et « Voyeur », sont en ce moment en très grande forme. Si ces deux couples prennent le départ à Genève, ils seront certainement dans les favoris. Mais pour être honnête, il y a actuellement beaucoup de pairs très performantes. Je pense que chaque cavalier qualifié pour le « Grand Prix Rolex » est capable de le gagner. C’est aussi ce qui rend notre sport unique.

 

Comment envisagez-vous la suite, après le CHI de Genève ?

En premier lieu, j’aurai les yeux braqués sur Londres, où aura lieu la semaine suivante le « Olympia Horse Show ». Il s’agit clairement de mon premier objectif après Genève. Mais mon agenda est déjà complet pour l’année 2016. Nous avons déjà planifié un programme pour chacun de nos chevaux pour l’année à venir, que nous comptons suivre.

 

Avez-vous encore un peu de place dans votre agenda pour de petites vacances d’hiver cette année?

Dans notre profession, il n’y a que peu de place pour les vacances, mais j’ai aussi beaucoup de plaisir à fêter Noël à la maison. Je donne congé à mes collègues et je m’occupe moi-même des chevaux, ce qui me fait également vraiment plaisir – même si les filles se plaignent toujours de devoir prendre plus de temps pour les nettoyages après que je les ai remplacées ... Justement, c’est difficile pour moi de maintenir le haut standard de mon équipe, c’est pourquoi j’apprécie d’autant plus lorsqu’ils sont deretour !

Une légende est née à Genève ! Le Rolex Grand Slam of Show Jumping est de retour au troisième et dernier Majeur de l’année. Là où le plus grand exploit jamais réalisé dans l’histoire du sport a pris naissance il y a douze mois exactement.

C’est ici à Palexpo, sur la plus grande piste indoor du monde où quête d’objectifs et aura se mêlent, que le Britannique Scott Brash s’est adjugé le « Grand Prix Rolex » du CHI de Genève 2014. L’instant où il a franchi la ligne d’arrivée du barrage sans faute avec le meilleur chronomètre sur « Hello Sanctos » restera gravé pour l’éternité. Un instant de joie, un instant triomphal. Et il n’allait pas rester le seul. Le voyage avec Rolex ne faisait en effet alors que débuter puisqu’Aix-la-Chapelle et Spruce Meadows allaient suivre. Remporter ces trois Majeurs des sports équestres consécutivement était le principal objectif du Britannique, son plus grand défi. Aucun cavalier n’y était parvenu jusque-là. Mais Scott Brash rendit l’impossible possible s’imposant à Aix-la-Chapelle, puis à Spruce Meadows. Il entra ainsi dans l’histoire en devenant le premier vainqueur du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Scott Brash est de retour ici pour continuer à écrire l’histoire. Il veut défendre son titre. « Ce sera très difficile, mais je vais tout faire pour tenter de m’imposer à nouveau », assure le cavalier de 30 ans. Remporter le Majeur de Genève, l’un des plus extraordinaires Grands Prix du monde, est le rêve de tous les cavaliers.

En 2013, cet honneur était revenu au Suisse Steve Guerdat. Celui-ci espère bien récupérer son titre, devant son public, sur « sa » piste. « Genève est mon concours à domicile. Monter ici a une signification particulière pour moi », se réjouit le champion olympique. « Je vais me battre et tout donner pour remporter le Grand Prix ! ».

Il n’est pas le seul à avoir cet objectif : les Allemands Ludger Beerbaum et Daniel Deußer, le Néerlandais Jeroen Dubbeldam, les Français Kevin Staut, Pénélope Leprévost et Simon Delestre, le Canadien Eric Lamaze, l’Irlandais Bertram Allen, le Belge Gregory Wathelet, l’Américain Kent Farrington. Les plus grands noms et les meilleurs du classement mondial seront présents. Les cavaliers les plus titrés en championnats s’affronteront sur cette arène de 5’400m² devant 9’400 spectateurs.

C’est en 1926 que Genève a accueilli son premier concours international. Depuis cette année-là, la métropole suisse est le théâtre du meilleur des sports équestres année après année. Avec la création du Rolex Grand Slam of Show Jumping en 2013, le CHI de Genève a participé à la création d’une nouvelle ère : l’union de trois compétitions de classe mondiale. Un million d’Euros de bonus en plus de la dotation des épreuves. Une place dans le panthéon des sports pour l’éternité. Genève, Aix-la-Chapelle, Spruce Meadows.

Qui remportera le « Grand Prix Rolex » ? Scott Brash y parviendra-t-il à nouveau ? Quel nom de cavalier sera écrit au commencement de ce nouveau chapitre des sports équestres ?

Une chose est sûre, celui-ci débutera au CHI de Genève 2015. Ici à Palexpo, avec les meilleurs cavaliers du monde réunis pour le plus grand défi des sports équestres.

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping débute à nouveau.

Grâce à sa victoire lors du Majeur des Spruce Meadows « Masters », Scott Brash est devenu le premier cavalier de l’histoire à décrocher le Rolex Grand Slam. Entretien avec le Britannique de 29 ans qui a réalisé une performance exceptionnelle lui permettant de devenir une véritable légende des sports équestres.

 

Grâce à votre victoire lors du Majeur des Spruce Meadows « Masters », vous marchez sur les traces de la légende canadienne Ian Millar. L’an dernier, ce dernier avait confié que celui qui décrocherait le Rolex Grand Slam deviendrait le héros des héros. Vous l’avez fait ! Comment vous sentez-vous ?
Avoir réalisé le Grand Chelem est un rêve qui devient réalité pour moi. Remporter un seul Majeur est déjà extraordinaire, alors en gagner trois consécutivement, les trois Grands Prix les plus relevés du monde, de surcroît avec le même cheval, est simplement grandiose. C’est un rêve qui devient réalité, je n’arrive pas à le décrire autrement.

 

A quel point était-ce difficile de s’imposer face aux meilleurs cavaliers du monde ici à Spruce Meadows ?
Cela a été extrêmement difficile ! Le parcours était très exigeant et chaque manche représentait un vrai défi. De plus, le temps accordé était court. Pour célébrer le 40e anniversaire de Spruce Meadows, les organisateurs ont mis sur pied un extraordinaire Majeur. S’imposer face à une telle concurrence, après un tel parcours et devant un tel public a été phénoménal.

 

C’est ce qu’on attend d’un vrai Majeur, n’est-ce pas ?
Exactement ! J’aime l’atmosphère de Spruce Meadows et « l’International Ring » est unique. Ce concours possède une véritable histoire et on le ressent lorsqu’on est en piste. L’ambiance était si intense lorsque j’ai monté. Le public était fabuleux ! C’était un incroyable concours.

 

Votre voyage avec Rolex a débuté en décembre l’an dernier lors de votre victoire au Majeur du CHI de Genève, puis vous avez remporté la deuxième étape à Aix-la-Chapelle et maintenant vous avez réalisé le Grand Chelem grâce à votre succès à Spruce Meadows. Comment s’est déroulé cette aventure avec Rolex ?

Elle a été fantastique de ma première victoire en Majeur jusqu’à aujourd’hui. C’est un honneur pour moi d’être le premier cavalier à remporter cette fabuleuse série parrainée par Rolex. Rolex soutient les sports équestres depuis fort longtemps, mais ce qu’ils ont créé avec le Grand Chelem est unique tant pour les cavaliers que pour le sport en général. Le Grand Chelem a offert une plus grande popularité aux sports équestres et nous permet, à nous cavaliers, de nous mesurer dans une compétition extraordinaire. En tant que sportif, on ne peut pas espérer mieux.

 

Vous êtes en tête du classement mondial depuis de nombreux mois, vous avez décroché la médaille d’or par équipe aux Jeux Olympiques 2012 et remporté de très nombreuses épreuves. Quelle est l’importance de ce Grand Chelem dans votre carrière ?

Tous les cavaliers rêvent de s’imposer une fois à Aix-la-Chapelle, à Genève et à Spruce Meadows. En réalisant le Grand Chelem, je n’ai pas seulement atteint l’un des plus grands objectifs de ma carrière, j’ai aussi réalisé l’un des rêves de ma vie. Pour être honnête, j’ai l’impression d’avoir atteint le plus haut point de ma carrière. Je ne peux pas croire qu’il existe quelque chose de mieux que cela.

L’histoire s’est écrite aux Spruce Meadows « Masters » ! Scott Brash est parvenu à réaliser ce qu’aucun autre cavalier n’avait réussi jusque-là. Il a rendu l’impossible possible et est devenu une véritable légende vivante.

Le Britannique est le seul à avoir signé deux parcours sans faute dans chacune des deux manches du « CP International présenté par Rolex ». Après Genève et Aix-la-Chapelle, il a ainsi remporté sa troisième victoire consécutive dans un Majeur. Un succès extraordinaire qui a permis à Scott Brash de devenir le premier cavalier à décrocher le Rolex Grand Slam of Show Jumping !

« C’est tout simplement incroyable, c’est un rêve qui devient réalité pour moi », a confié le cavalier de 29 ans lors de la distribution des prix durant laquelle le trophée du Rolex Grand Slam lui a été remis. L’imposante coupe n’est pas l’unique récompense offerte à Scott Brash après cet exploit. En tant que gagnant des trois Majeurs des sports équestres, il a reçu le bonus d’un million d’Euros qui vient s’ajouter aux 500'000 dollars canadiens promis au vainqueur. Jamais encore une prime n’avait atteint un tel montant dans les sports équestres. Jamais encore un cavalier n’avait autant surpassé la concurrence.

Les spectateurs présents dans les gradins combles de « l’International Ring » ont été les témoins d’un Grand Prix qui a mêlé émotion et tension. Les 40 cavaliers qui étaient parvenus à se qualifier pour la finale de ce Majeur durant la semaine ont dû faire face à de fortes pluies et affronter un parcours des plus délicats. A l’issue de la première manche, seuls dix couples avaient terminé le parcours sans faute. Comme lors du Majeur d’Aix-la-Chapelle, Scott Brash et son phénoménal « Hello Sanctos » avaient signé le meilleur chronomètre et pouvaient ainsi s’élancer en dernier lors du deuxième tour. Douze concurrents tentèrent leur chance sur ce nouveau parcours, mais onze d’entre eux échouèrent. Pour conclure, Scott Brash fit son entrée en piste sous les acclamations des milliers de spectateurs qui attendaient le dénouement après les 14 obstacles à franchir. A 14 reprises, le stade a ainsi retenu son souffle. A 14 reprises, il a poussé un soupir de soulagement lorsque les barres restaient en place. Après la ligne d’arrivée, des dizaines de milliers de regards se sont tournés vers le tableau d’affichage : le chronomètre était bon. Un héros est né.

Scott Brash a décroché le Rolex Grand Slam of Show Jumping, le défi ultime des sports équestres. Au Canada, lors des Spruce Meadows « Masters », il a écrit l’histoire et a fait entrer les sports équestres dans une nouvelle ère ce 13 septembre 2015.

Il ne reste qu’un jour à patienter avant la grande finale. Demain, Scott Brash a la possibilité de devenir le premier cavalier de l’histoire à décrocher le Rolex Grand Slam of Show Jumping s’il s’impose dans le Grand Prix des Spruce Meadows « Masters ». Il confie ce qu’il a prévu de faire aujourd’hui, durant ce jour de pause, afin de se préparer pour cette grande échéance et faire en sorte que son cheval soit dans les meilleures dispositions possibles. Interview.

 

Après avoir décroché votre qualification pour le Grand Prix, le « CP International présenté par Rolex » jeudi, vous avez décidé de ne plus prendre part à aucune épreuve avant dimanche avec « Hello Sanctos ». Quel est le programme durant ces jours de pause ?
Hier, nous n’avons fait qu’un petit entraînement. Je l’ai monté deux fois dans le calme afin qu’il puisse se dégourdir les jambes et se relaxer. Ce matin, je l’ai déjà sorti un moment et, cet après-midi, nous allons très certainement travailler un peu plus. On verra comment il se sent. Demain matin, je le monterai encore une dernière fois avant le Grand Prix.

Qu’allez-vous faire ce soir ?
Je suis convié au traditionnel dîner, ici à Spruce Meadows. Je me réjouis beaucoup de cette soirée. Je rentrerai évidemment tôt à l’hôtel, car demain j’ai du travail à accomplir.

Et ce ne sera pas simple, car de nombreux cavaliers de renom se sont qualifiés pour le Grand Prix. Qui sera votre adversaire le plus sérieux demain à votre avis ?
Plusieurs cavaliers ont prouvé qu’ils étaient en grande forme. Beezie Madden a par exemple signé un excellent concours, tout comme Kent Farrington. Kevin Staut et Eric Lamaze ont aussi réalisé de bonnes performances jusqu’aujourd’hui aux « Masters ». La bataille sera quoiqu’il arrive acharnée pour s’imposer.

Et « Hello Sanctos » se battra avec vous comme il l’a fait jusque-là les jours précédents…
En effet, il a extrêmement bien sauté mercredi et jeudi. Il se sent vraiment très bien dans « l’International Ring ». La seule chose qui pourrait l’impressionner, ce sont les incroyables obstacles typiques de Spruce Meadows. « Sanctos » peut parfois être nerveux face à ceux-ci. On verra ce que nous réserve le chef de piste demain.

Avez-vous une stratégie ? Savez-vous comment vous allez monter cette épreuve composée de deux manches et d’un barrage?

Bien sûr, je réfléchis à la manière dont je vais aborder ces parcours, mais il faut penser à une manche après l’autre. Nous devons nous concentrer et avancer pas à pas. Ce sera très très difficile de remporter ce Majeur, mais nous allons donner le meilleur de nous-mêmes.

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping constitue l’ultime défi des sports équestres. Il consiste à remporter les trois Majeurs – Genève, Aix-la-Chapelle et Spruce Meadows – consécutivement pour atteindre le Zénith du sport. Le rêve de tous les cavaliers. Et dimanche, ce rêve deviendra peut-être réalité pour Scott Brash.

Le Rolex Grand Slam est à portée de main pour le vainqueur des Majeurs de Genève 2014 et d’Aix-la-Chapelle 2015. Il manque au Britannique un succès pour démontrer une fois encore qu’il est un cavalier d’exception et qu’il n’est pas numéro 1 mondial depuis de nombreux mois par hasard. Dimanche, dans la grande finale des Spruce Meadows « Masters », Scott Brash peut devenir le premier cavalier de l’histoire à réaliser le Grand Chelem en cas de victoire dans le « CP International présenté par Rolex ». Il deviendrait ainsi une véritable légende vivante des sports équestres.

Mais ses adversaires ont de grands noms et de grands objectifs. Evidemment, dans un Majeur, seuls les meilleurs du monde peuvent prendre le départ dans le Grand Prix pour tenter d’avoir la chance de débuter leur Rolex Grand Slam personnel.

Scott Brash a gagné sa place pour la finale grâce à un excellent classement dans l’épreuve qualificative qui s’est disputée jeudi. Il en va de même pour le Belge Gregory Wathelet, vice-champion d’Europe, ainsi que pour le Canadien champion olympique Eric Lamaze, deux fois vainqueur des Masters, tous deux gagnants d’une épreuve qualificative jeudi. Mercredi, l’Américain McLain Ward – lauréat des « Masters » en 2009 – avait prouvé sa grande forme en s’imposant dans l’épreuve d’ouverture. Il aurait ainsi également décroché son ticket pour la finale, mais il n’en avait pas besoin étant champion panaméricain et donc qualifié d’office pour le Grand Prix. Son compatriote Kent Farrington devait lui gagner sa place. Cela n’a pas été un problème pour le numéro 5 mondial qui s’est distingué avec brio dans les épreuves de mercredi et jeudi. Les Français Roger-Yves Bost et Kevin Staut ont également brillé. Placés 1er et 2ème du classement général provisoire des « Masters », ils sont déjà assurés de pouvoir prendre part à la finale.

Trois autres vainqueurs de Spruce Meadows sont déjà qualifiés. Les Belges Pieter Devos, lauréat du Majeur canadien en 2013, et Olivier Philippaerts, gagnant en 2012, se sont qualifiés mercredi et jeudi tandis que le héros de la nation Ian Millar est pré-qualifié en tant que détenteur du titre. Il en va de même pour le champion olympique 2012 Steve Guerdat.

La Coupe des Nations qui se dispute samedi constitue la dernière épreuve qualificative. Les noms des 40 participants qui pourront s’élancer sur « l’International Ring » dans le Grand Prix doté de 1.5 millions Dollars canadiens seront alors connus. Une chose est sûre : pour Scott Brash, il s’agira du parcours de sa vie. 

Il est temps ! Les Spruce Meadows « Masters », le deuxième Majeur de l’année du Rolex Grand Slam of Show Jumping, ont débuté et tous les signaux sont déjà au vert pour que l’histoire des sports équestres s’écrivent sur « l’International Ring » ce dimanche.

Grâce à un excellent classement dans la « Cana Cup », Scott Brash a décroché sa qualification ce jeudi pour la grande finale de dimanche, « le CP International présenté par Rolex ». Il fait ainsi un pas de plus en direction de son rêve : réaliser le Grand Chelem.

Le Britannique et son crack « Hello Sanctos » ont signé un sans-faute dans la première manche, puis au barrage et se sont ainsi adjugés le 5e rang de l’épreuve. Ils s’assurent ainsi leur place dans le Grand Prix de dimanche. « Je suis extrêmement heureux que nous soyons parvenus à nous qualifier pour la finale aujourd’hui déjà », confiait Scott Brash après le tour d’honneur. « Sanctos se sent très bien ici. Il a extrêmement bien sauté hier et aujourd’hui. Nous nous réjouissons de dimanche ! ».

Ce jour-là, la vie de Scott Brash et le monde des sports équestres pourraient changer. Si Scott Brash emmène le tour d’honneur de ce Majeur dimanche après-midi, cela signifiera qu’il aura remporté consécutivement les Grands Prix les plus délicats et prestigieux du monde. En décembre l’an dernier, il a décroché la victoire au CHI de Genève, puis en mai, il s’est imposé dans le Grand Prix du Festival Mondial des Sports Equestres d’Aix-la-Chapelle. En cas de succès à Spruce Meadows, il entrerait dans l’histoire en devenant le premier vainqueur du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Un bonus d’un million d’Euros viendrait s’ajouter à la prime de 500'000 dollars canadiens promise au vainqueur. Une chance extraordinaire pour un cavalier d’exception !

Une dotation de 2.8 millions de dollars canadiens, un plateau de tous les superlatifs et l’opportunité pour Scott Brash de devenir une légende s’il s’impose dans le « CP International présenté par Rolex » et qu’il décroche ainsi le Rolex Grand Slam of Show Jumping : le 40e anniversaire des Spruce Meadows « Masters » s’annonce plus spectaculaire que jamais.

Mais le chemin est encore long jusqu’à la finale de dimanche après-midi pour les meilleurs cavaliers du monde qui s’affrontent dès mercredi dans « l’International Ring ». 40 concurrents au maximum auront le droit de prendre le départ dans le Grand Prix doté de 1.5 millions de dollars canadiens dont un tiers reviendra au vainqueur. Si Scott Brash venait à s’imposer, il remporterait son troisième Majeur consécutivement et s’adjugerait le Rolex Grand Slam of Show Jumping ainsi que le bonus d’un million d’Euros qui s’ajoute aux gains remis au vainqueur. Du jamais vu dans les sports équestres !

Comme la plupart des autres concurrents, Scott Brash doit tout d’abord se qualifier pour la finale. A l’heure actuelle, seuls quelques cavaliers sont déjà assurés de pouvoir prendre part au Grand Prix. Le cavalier de la nation Ian Millar, par exemple, en tant que vainqueur l’an dernier, le champion olympique suisse Steve Guerdat ou encore l’Américain McLain Ward, médaillé d’or individuel aux Jeux Panaméricains 2015.

Tous les autres auront la possibilité de décrocher leur place pour le Grand Prix dans les épreuves se disputant dès mercredi et jusqu’à samedi. Deux grosses épreuves se tiennent chaque jour et les concurrents ont donc huit chances de figurer sur la liste de départs de l’épreuve finale. La répétition générale se tiendra dans la Coupe des Nations samedi soir. Quatre cavaliers par nation s’élanceront dans cette épreuve pour tenter de faire gagner leur équipe. Scott Brash n’y prendra pas part pour la Grande-Bretagne, car il court en individuel aux « Masters ». Mais cela n’aura pas d’influence pour le Grand Prix de dimanche, car lorsqu’on s’élance en finale, pour remporter un Majeur, chaque cavalier se retrouve face à lui-même pour réaliser son propre défi. Pour s’approcher du rêve de victoire dans un Majeur, il faudra signer deux parcours sans faute lors des deux manches et figurer parmi les douze concurrents qualifiés pour le second tour. Le voyage avec Rolex débutera à ce moment-là pour les meilleurs des meilleurs. Et à la fin, le rêve deviendra peut-être réalité pour l’un d’eux. Le rêve de Scott Brash.

Les Spruce Meadows « Masters » 2015 : cinq jours de très grand sport et une question qui est sur toutes les lèvres. Scott Brash entrera-t-il dans la légende dimanche ?

Les Spruce Meadows « Masters » débutent mercredi et les meilleurs cavaliers du monde seront présents pour cette deuxième étape annuelle du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Les regards seront évidemment tournés vers le numéro 1 mondial Scott Brash qui, après ses victoires à Genève et à Aix-la-Chapelle, peut devenir le premier cavalier à réaliser le Grand Chelem. Pour tenter de s’imposer dans le Grand Prix, le « CP International présenté par Rolex », le Britannique de 29 ans a emmené son meilleur cheval, « Hello Sanctos », à Calgary.

La concurrence sera grande et elle proviendra notamment du même pays : la légende des sports équestres Michael Whitaker fera le voyage avec ses neveux expérimentés William et Robert. Le Canada pourra compter sur le vainqueur de l’an dernier et héros de la nation Ian Millar, mais aussi sur Eric Lamaze, le champion olympique 2008. La Suisse sera également présente en force : Romain Duguet, membre de l’équipe en bronze aux championnats d’Europe 2015, et Steve Guerdat, champion olympique, vainqueur du Majeur de Genève en 2013 et actuel numéro 5 mondial seront en lice. Les Etats-Unis également envoient leurs meilleurs cavaliers avec Beezie Madden (numéro 3 mondial), McLain Ward (numéro 9  mondial), Kent Farrington (numéro 5 mondial) et Reed Kessler, 2e du Grand Prix des « Masters » en 2014.

Il faudra également compter sur le champion olympique brésilien Rodrigo Pessoa. Le Belge Gregory Wathelet (numéro 10 mondial), qui était vice-champion d’Europe individual à Aix-la-Chapelle, sera également présent. Son compatriote Pieter Devos, vainqueur en 2013, connaît parfaitement la gigantesque piste de Spruce Meadows tout comme le Français Kevin Staut. Le champion d’Europe individuel 2009 et vice-champion du monde 2010 et 2014, fait partie des meilleurs cavaliers du monde depuis de nombreuses années et il est déjà passé proche de la victoire dans le Grand Prix des « Masters ». Son compatriote champion d’Europe 2013 et champion du monde par équipe en 1990, Roger-Yves Bost, fera lui aussi le voyage au Canada.

Un plateau composé du Top 10 mondial, de champions olympiques, de médaillés et de vainqueurs de Majeurs auxquels s’ajoute la possibilité pour Scott Brash de remporter le Rolex Grand Slam of Show Jumping et d’écrire ainsi l’histoire des sports équestres : c’est cela, les Spruce Meadows « Masters ». Rendez-vous du 9 au 13 septembre.

Une date. Un lieu. Une chance que son rêve devienne réalité. Dimanche, Scott Brash peut écrire l’histoire des sports équestres s’il s’impose lors du Majeur des Spruce Meadows « Masters » et décroche ainsi le Rolex Grand Slam of Show Jumping. Vivez son aventure avec Rolex depuis son commencement: Genève, Aix-la-Chapelle et maintenant Spruce Meadows.

 

 

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Film Rolex Grand Slam Scott Brash 

 

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Il est 4h30 du matin. Un transport de chevaux quitte les Pays-Bas pour se rendre sur l’aire des avions de transport de l’aéroport de Liège. Une heure plus tard, les poids-lourds s’entremêlent. Entre bruits de moteur et projecteurs, les chariots élévateurs vont et viennent dans ce brouhaha. Il y a aussi des hommes portant des passeports pour chevaux, des bidons d’eau, des filets à foin. On entend des hennissements, des ébrouements, des bruits de fers contre les parois des boxes.

« A l’heure à l’actuelle, tout cela peut paraître désordonné. Mais lorsque nous débuterons le chargement, tout fonctionnera à merveille », explique un homme à l’accent anglais impeccable et portant un gilet jaune. Il semble faire partie du personnel de l’aéroport. Mais Jon Garner se différencie de ses collègues, car, contrairement à eux, il n’est pas Belge. Le manager du concours de Spruce Meadows est arrivé de Calgary afin de faire voyager par les airs 67 chevaux issus de huit nations cet après-midi. Direction les célèbres Spruce Meadows « Masters », la deuxième étape annuelle du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Parmi ces chevaux se trouve le célèbre « Hello Sanctos » qui peut faire de son cavalier une légende dimanche. Après deux victoires consécutives lors de Majeurs, il lui manque un succès à Spruce Meadows, pour devenir le premier cavalier à décrocher le Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Rien ne permet de déceler que « Sanctos » est en lice pour réaliser cet exploit. Il est arrivé parmi les derniers, à 7h40, à l’aéroport. Il mange paisiblement son foin et regarde à travers la fenêtre du camion alors que le calme revient peu à peu sur le parking, Les équipements sont chargés, le chien spécialisé en explosifs a vérifié les palettes, les papiers ont été contrôlés : tout est prêt pour l’embarquement des chevaux dans le Boeing 747.

26 boxes faits de plusieurs compartiments et conçus pour les avions de transport sont disponibles. « Sanctos » va partager le sien avec son collègue d’écurie « Forever ». Les deux hongres voyagent à deux dans un box. Une « Business Class » avec plus de place pour les jambes. Un luxe réservé à un tiers des chevaux, car les autres voyagent à trois. « Cela dépend de la réservation faite par le propriétaire et comment les chevaux se comportent entre eux. Nous essayons, dans la mesure du possible, de mettre les chevaux des mêmes écuries dans le même box puisqu’ils se connaissent. Evidemment, on ne peut pas mettre un étalon à côté d’une jument et lorsque nous avons deux étalons nous laissons l’espace central du box vide », explique Jon Garner à propos de l’embarquement qui a débuté à 8h00 pile avec la première paire de chevaux.

Deux étalons venus des Pays-Bas marchent sur la rampe de chargement du box de transport. Les grooms les accompagnent à l’intérieur du compartiment et les attachent solidement à l’avant. Le personnel de l’aéroport ferme la porte battante. Jon Garner est présent à chaque embarquement, apporte son aide pour chaque cheval avec des gestes bien rodés.

Lorsque tous les chevaux sont dans les boxes, les grooms leur apportent, pour le vol, de la nourriture et de l’eau qu’ils font passer par une porte latérale située à l’avant. Vient ensuite le moment de la séparation. La rampe de l’avion se lève, les grooms rentrent à la maison. Seuls trois d’entre eux peuvent partager ce vol jusqu’à Calgary en compagnie de Jon Garner, d’un autre représentant de Spruce Meadows et d’un vétérinaire. Hannah Colman, la groom de « Sanctos » confie : « Je suis très heureuse de pouvoir passer le vol avec lui. Il n’est pas sensible aux voyages, peu importe qu’il s’agisse d’un camion ou d’un avion, mais je préfère être à ses côtés tout le temps. » Scott Brash s’envolera deux jours plus tard pour Carlgary. Jusque-là, Hannah s’occupera de « Sanctos » et le préparera pour la grande échéance. « Nous sommes un peu nerveux, car Scott et « Sanctos » doivent, dans un premier temps, se qualifier pour le Grand Prix de dimanche. Mais « Sanctos » se sent bien », explique Hannah en regardant son protégé qui termine son petit-déjeuner. Il n’a débuté son embarquement qu’à 11h00.

A 10h55, Hannah a sorti « Sanctos » du camion et tout s’est enchaîné rapidement. 30 minutes plus tard, il se tient dans son box dans l’avion à côté de « Forever ». Rangée neuf à gauche. Il y a deux boxes de transport par rangée. Cela ne laisse que peu de place - la longueur d’un bras - à l’équipage pour passer de chevaux en chevaux. « Sanctos » ne semble pas perturbé par les bruits de l’avion et l’étroitesse du box. Même quand les boxes voisins heurtent le sien lorsqu’ils sont chargés, il continue à manger son foin et à le tremper dans l’eau.

A midi, Jon Garner ferme la porte de l’avion qui transporte les 26 boxes. Il essuie la sueur de son front avec sa manche et s’offre un bref répit avant de jeter un dernier œil à l’avion. Tout est une nouvelle fois contrôlé : l’état des chevaux, les boxes, les palettes, les papiers. La minutie demande du temps. Il est 14h00 lorsque Jon Garner sort une dernière fois de l’avion. Il tient son gilet jaune dans la main. Tout est en ordre. Tout le monde est prêt au décollage. Il rend sa veste à ses collègues belges qu’il prend dans ses bras avant de les quitter sur les marches d’escalier. Jon Garner embarque dans l’avion et retourne auprès de ses 67 protégés. Il retourne chez lui, en direction de son concours. Un concours durant lequel l’un de ses protégés peut écrire l’histoire du sport.

Dans quelques jours, Scott Brash aura la chance unique de remporter le Rolex Grand Slam of Show Jumping s’il s’impose lors du Majeur des Spruce Meadows « Masters ». L’Ecossais confie dans cette interview comment il a préparé son cheval « Hello Sanctos » pour le Concours de Calgary, ce qu’il aimerait lire sur lui dans quelques années et pourquoi la meilleure décision qu’il ait prise dans sa vie a un rapport avec le football.

Encore une semaine avant Calgary ! Comment avez-vous vécu la période qui a suivi votre victoire dans le Majeur d’Aix-la-Chapelle ?

C’était génial. L’intérêt médiatique a été grand, mais est resté gérable. Un Majeur est un Grand Prix que tout cavalier espère gagner et m’imposer à Aix-la-Chapelle était mon plus grand rêve. Le sentiment que j’ai ressenti était magnifique et il a eu un excellent impact sur les mois qui ont suivi. Mais maintenant, je me réjouis de Spruce Meadows. «Sanctos » est en bonne forme, nous finalisons simplement notre préparation avec lui. A son dernier concours, il s’agissait d’une piste en herbe afin de nous approcher au maximum de celle de Calgary.

Quel genre de cheval est «Sanctos »  lorsqu’il est à la maison ?

C’est un cheval très intelligent et je pense qu’il sait qu’il est bon. Il est conscient qu’il est le roi des écuries. Il est très décontracté à la maison, fait les choses à son rythme et tout le monde doit suivre ce rythme. Il aime être à la maison, se relaxer, se promener. Mais lorsqu’il entre en piste, il prend vie.

Qui vous accompagnera à Calgary ? Votre famille et votre compagne seront-elles présentes ?

Ma compagne Hannah s’occupe de mes chevaux, donc elle sera là. Elle est fantastique avec les chevaux, elle les aime et s’en occupe à merveille. Elle sera avec «Sanctos » durant le trajet sur la route et, je l’espère, durant le vol. Mon père, qui est très occupé par son travail et ne se déplace que pour quelques concours, se rendra sur place. Mes propriétaires et mon maréchal viennent aussi. De nombreuses personnes se déplacent à Spruce Meadows et cela me motive encore plus à gagner. Ce sera un magnifique concours.

Etes-vous nerveux ou enthousiaste lorsque vous prenez part à un concours aussi important que celui de Calgary ?

Je ne dirais pas que je suis nerveux. Je veux juste bien faire et lorsque l’enjeu est grand je me concentre sur ce que j’ai à accomplir.

Quelle est la dernière fois où vous avez vraiment été euphorique à un concours ?

Lorsque j’ai gagné à Aix-la-Chapelle. Il est incroyable de ressentir le sentiment que vous procure une telle victoire dans une épreuve en laquelle vous avez placé vos objectifs, pour laquelle vous vous êtes préparé et à laquelle vous avez pensé depuis si longtemps. Aller là-bas et gagner est un sentiment phénoménal. Il n’y a aucun meilleur sentiment sur terre.

Si vous n’étiez pas devenu cavalier de saut d’obstacles, quelle aurait été votre profession ?

Quand j’étais plus jeune, j’étais plutôt un bon footballeur, mais à l’âge de 11 ou 12 ans, il fallait faire un choix entre le football et le saut d’obstacles. J’ai choisi le saut d’obstacles et je suis ravi de ma décision. Mais si cela avait été possible, j’aurais encore continué à jouer un peu au football.

Votre père est propriétaire d’une société de construction. Avez-vous déjà imaginé rejoindre l’entreprise familiale ?

Pas vraiment. Je connais le stress auquel est soumis mon père. Il est très bon dans ce qu’il fait et son travail semble être difficile.

Vous aviez confié que votre père était l’idole de votre enfance. Est-il la personne qui a le plus d’influence dans votre vie ?

L’ensemble de ma famille a eu une grande influence, m’a toujours soutenu et a été derrière moi. Si les choses tournaient mal un jour, ils seraient tous là pour m’aider. Grandir à leur côté a été fantastique.

Le meilleur conseil qu’on vous ait donné ?

J’ai reçu de nombreux bons conseils d’un grand nombre de personnes, mais je crois que le meilleur d’entre eux a été de ne jamais perdre espoir ni de renoncer à ses rêves. Je ne regrette rien de ce que j’ai fait dans ma vie. Je pense qu’il est important de vivre différentes expériences. Bonnes ou mauvaises, elles vous permettent de devenir qui vous êtes.

Qui vous inspire aujourd’hui ?

Plusieurs personnes pour différentes raisons. Je m’inspire de Lors Harris, le propriétaire de mes chevaux, pour ce qu’il a fait pour de nombreuses personnes. Il s’enthousiasme toujours pour tout, réalise ses objectifs et vit ses rêves. Il se rend dans de nombreuses écoles et change la vie des enfants afin qu’ils bénéficient d’une bonne éducation et puissent bien débuter dans la vie. Lui, Lady Harris ainsi que Lord et Lady Kirkham ont fait beaucoup pour le domaine de la santé en Grande-Bretagne et se sont investis dans des actions de charité pour les animaux. Mes propriétaires sont des gens merveilleux et j’aurai toujours le plus grand des respects pour eux.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans la vie de cavalier de saut d’obstacles. Et le moins ?

Ce que j’apprécie le plus est de découvrir tous ces magnifiques pays et superbes concours. Ce qui est plus difficile, c’est le nombre de voyages. Nous vivons avec nos valises. Vraiment. Nous sommes à la maison deux ou trois jours par semaine, puis nous partons, encore et encore. C’est fatiguant et difficile pour tout le monde. Une telle vie demande d’avoir une vraie bonne équipe derrière vous. Mais nous aimons cette vie. Si nous restons à la maison plusieurs semaines, nous sommes impatients de nous rendre au prochain concours. C’est la preuve que nous aimons ce que nous faisons.

Que faites-vous pour vous détendre lorsque vous êtes sur la route ? Avez-vous des hobbies en dehors de l’équitation ?

Pour être honnête, je n’ai pas beaucoup de temps, mais j’aime simplement être à la maison. Je viens d’acheter de nouvelles infrastructures à Sussex, proche d’Hickstead. J’aime être là-bas, entouré de gens sympathiques et simplement sortir et se réunir autour d’un repas pour se détendre. Si j’ai vraiment du temps, j’aime jouer au golf. C’est très relaxant.

De quand datent vos dernières vacances ?

D’il y a longtemps. Mais ma compagne et moi avons décidé de partir en octobre cette année. Nous projetons d’aller à Dubaï durant une semaine. Ce sera bien et reposant.

Et peut-être avec un peu plus d’argent à dépenser. Revenons à Spruce Meadows. Qu’allez-vous faire durant les heures précédant le Grand Prix ?

Je vais simplement faire ce que je fais avant un Grand Prix. Sortir «Sanctos », lui étirer les jambes, être sûr qu’il va bien. Ensuite, je me concentrerai sur mon parcours et irai marcher la piste tôt.

Avez-vous des rituels ou un porte-bonheur ?

Non, je suis très ennuyeux à ce niveau-là. Je ne suis pas très superstitieux.

Mais vous portez toujours ce bracelet à votre poignet…

En fait, c’est un cadeau que m’a fait un propriétaire après les Jeux Olympiques. Je ne le porte que parce que c’est un beau cadeau, pas pour d’autres raisons. Mais peut-être qu’il porte bonheur. Je ne sais pas.

Faisons abstraction de ce qui se passera à Spruce Meadows. Comment vivez-vous cette aventure aux côtés de Rolex jusqu’à aujourd’hui ?

Ce que Rolex a fait pour notre sport est incroyable. Ils ont mis sur pied cette série fantastique pour nous cavaliers et qui constitue un objectif pour lequel nous voulons nous battre. Ce concept a aussi généré plus de publicité pour notre sport et beaucoup plus de personnes suivent notre parcours pour voir si nous allons réussir à signer une victoire. C’est génial pour le sport. Rolex est un fabuleux sponsor pour le saut d’obstacles depuis de nombreuses années et c’est très réjouissant qu’ils poursuivent leur soutien.

Si vous deviez capturer un instant de votre aventure avec Rolex et l’épingler sur le mur de votre salon, quel serait-il ?

Ce serait l’instant où je franchis la ligne d’arrivée à Aix-la-Chapelle et que je découvre que nous avons gagné. C’était probablement le meilleur sentiment que j’aie ressenti depuis longtemps.

Si Rolex décide de réaliser une publication sur le Grand Chelem de saut d’obstacles dans plusieurs dizaines d’années, qu’aimeriez-vous lire à propos de Scott Brash ?

Ce serait génial qu’on se souvienne de moi comme un cavalier ayant connu de nombreux succès et ayant dominé le sport durant une longue période. J’espère qu’un jour on me considèrera comme une légende du sport comme le sont Ludger Beerbaum ou Marcus Ehning. Ce serait magnifique de lire cela un jour.

Et la fin du chapitre ?

J’espère « Un rêve est devenu réalité ». Ce pourrait être le cas, car si je gagne à Calgary un rêve deviendra réalité.

Plus que quelques jours à patienter avant que le monde entier ne tourne son regard vers Calgary ! Lorsque les Spruce Meadows « Masters » débuteront le 9 septembre, l’élite mondiale du saut d’obstacles s’y réunira afin de s’affronter dans « l’International Ring ». Le vice-président Ian Allison explique pourquoi le concours qui a lieu cette année est particulier.

 

Ian Allison, dans quelques jours, Spruce Meadows ouvrira ses portes pour les « Masters », le deuxième Majeur du Rolex Grand Slam of Show Jumping de l’année. Vous réjouissez-vous de ce Concours ?

Spruce Meadows est à la fois impatient et honoré d’accueillir les meilleurs chevaux et cavaliers du monde pour les « Masters ». Les Spruce Meadows « Masters », qui fêtent leur 40e anniversaire cette année, possèdent une histoire riche de nombreux chapitres, mais aucun n’est comparable à celui que peut écrire Scott Brash.

C’est un fait. Après ses victoires dans les Majeurs du CHI de Genève 2014 et du Festival Equestre Mondial d’Aix-la-Chapelle 2015, Scott Brash a la possibilité de remporter le Rolex Grand Slam et d’écrire ainsi l’histoire des sports équestres. Pour ce faire, il lui manque la victoire dans le Grand Prix de Spruce Meadows, le « CP International, présenté par Rolex ». Vous croisez les doigts ?

Il y a une raison pour que Scott soit actuellement le numéro 1 mondial et en course pour décrocher le Rolex Grand Slam of Show Jumping. C’est un véritable homme de cheval qui a accumulé les succès très rapidement. L’intégralité du monde sportif devrait être impatient de vivre cet instant historique. Scott et « Hello Sanctos » ont la possibilité de réaliser quelque chose qui n’a jamais été fait dans notre sport.

Et le monde suivra sa performance ! Combien de spectateurs et de représentants des médias attendez-vous ?

Nous espérons 200'000 visiteurs, 100 médias accrédités sur le site et une large couverture télévisuelle. Tous ces éléments vont permettre d’organiser un véritable Majeur.

Dimanche 13 avril 1975, Spruce Meadows, aux portes de la métropole de Calgary, aux pieds des Rocky Mountains. Une date, un lieu et un événement où l’histoire du sport va s’écrire. Le centre équestre que la famille Southern inaugure ce jour-là est en effet voué à devenir l’un des lieux sportifs les plus prisés au monde. Aujourd’hui encore, Spruce Meadows est en mains familiales et conserve l’esprit qu’il possédait à sa création. Une atmosphère qui parvient à mélanger amitié, commerce et sport de haut niveau.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : des cavaliers issus de 57 nations ont déjà pris le départ dans ce complexe de 224 hectares qui pourrait accueillir plus de 300 stades de football. Les infrastructures sont composées de 14 places de concours, deux halles couvertes et de boxes pouvant accueillir 1000 chevaux. Il faut se rendre sur place pour y croire et c’est ce que font 500'000 personnes chaque année. Les meilleurs cavaliers du monde font eux aussi le voyage pour s’élancer dans « l’International Ring » afin de prendre part au Grand Prix du prestigieux « Masters », la deuxième compétition annuelle du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Cette année, pour le 40e anniversaire de Spruce Meadows, un nouveau chapitre de l’histoire des sports équestres pourrait s’écrire sur la légendaire piste canadienne. Un chapitre écrit par Scott Brash. Le champion olympique par équipe est devenu le premier cavalier de l’histoire à remporter deux Majeurs consécutivement. Le premier, c’était au CHI de Genève, en décembre 2014, où Scott Brash et son phénoménal « Hello Sanctos » s’étaient adjugés le Grand Prix Rolex, le second, en mai dernier, où ils avaient dominé la concurrence lors du Festival Equestre Mondial d’Aix-la-Chapelle. Cette victoire dans le Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle a permis au Britannique de décrocher un bonus de 500'000 Euros, une récompense promise à celui qui s’impose lors de deux Majeurs successivement. Toutefois, afin de s’assurer cette prime, Scott Brash doit prendre part aux Spruce Meadows « Masters ». Et s’il s’impose à nouveau, il doublera ce montant.

Mais il n’y a pas que ce million d’Euros qui motive le cavalier de 29 ans à se rendre aux pieds des « Rockies », il est aussi motivé à l’idée d’atteindre le Zénith des sports équestres. Personne n’est à ce jour parvenu à remporter les Grands Prix de Genève, Aix-la-Chapelle et Spruce Meadows consécutivement et donc à décrocher le Rolex Grand Slam afin de devenir une légende.

Remporter cette dernière victoire ne sera pas chose facile. Comme chaque année, l’élite mondiale figurera sur la liste de départs et notamment des vainqueurs des éditions précédentes tels que Rodrigo Pessoa, Ludger Beerbaum, Jos Lansink, Nick Skelton, Jeroen Dubbeldam ou encore John Whitaker. Cette liste sera composée de noms de champions du monde, de champions olympiques et de stars du saut d’obstacles. Les deux Canadiens, adulés par leur pays, Eric Lamaze et Ian Millar ont eux aussi déjà inscrit leurs noms au palmarès de cette épreuve. Ian Millar s’est imposé à deux reprises avec le légendaire « Big Ben » et l’an dernier le cavalier aux dix participations olympiques s’est adjugé le « CP International présenté par Rolex » avec « Dixson ». A Scott Brash désormais de marcher sur les traces de la légende canadienne. Entrer sur « l’International Ring » et gagner afin de réaliser le défi ultime. Le monde entier suivra sa performance. Parviendra-t-il à réaliser cet exploit ? Remportera-t-il le Rolex Grand Slam of Show Jumping ?

Dimanche 13 septembre 2015. Une date, un lieu et un événement où l’histoire du sport peut s’écrire. 

Pour Scott Brash, décrocher le Rolex Grand Slam est devenu un rêve accessible. Son Rolex Grand Slam personnel a débuté en 2014 au CHI de Genève où le Britannique, numéro 1 mondial, s’est imposé grâce à deux parcours sans faute avec « Hello Sanctos ». Dans le Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle, il y a quelques semaines, l’exceptionnel cavalier a réitéré sa performance devant 40'000 spectateurs. Trois parcours sans pénalité et un chronomètre de 48.04 secondes ont été les ingrédients lui permettant de signer un nouveau succès de prestige à l’issue d’une épreuve passionnante. A Aix-la-Chapelle à nouveau, Scott Brash avait misé sur le bon cheval avec « Hello Sanctos ». En Septembre, en cas de victoire aux Spruce Meadows « Masters » de Calgary, il a la possibilité de devenir le premier cavalier à remporter les trois Majeurs consécutivement. Si l’Ecossais de 29 ans décroche la victoire dans le Grand Prix au Canada, il deviendra une légende des sports équestres. Personne n’est encore parvenu à réaliser cet exploit à ce jour. A cette victoire s’ajoutera une extraordinaire récompense. En effet, celui qui s’impose lors des trois. Majeurs que sont Aix-la-Chapelle, Spruce Meadows et Genève, décroche un bonus d’un million d’Euros.

Le Britannique a déjà pris part au Concours de Calgary à une reprise et il se réjouit de s’y rendre à nouveau : « J’aime les infrastructures, même si elles sont totalement différentes de celles d’Aix-la-Chapelle. Aix-la-Chapelle se démarque par son incroyable ambiance et son grand stade. A Calgary, l’ambiance est également unique, mais le stade est bien entendu totalement différent ». Lors de son premier passage à Calgary, Scott Brash avait déjà fait le voyage avec « Hello Sanctos » et celui-ci s’était senti à l’aise sur cette piste. Un bon présage. Malgré cela, Scott Brash reste prudent et garde les pieds sur terre lorsqu’il évoque cette dernière étape. « Ce sera tout sauf facile de s’imposer une troisième fois. D’autres excellents cavaliers ont tenté de faire cela avant moi. Il était déjà très difficile de remporter deux compétitions successivement alors trois… ce sera très très dur », confie-t-il réaliste. Le Britannique prévoit également de devoir faire face à une forte concurrence : « Environ 50 concurrents vont tenter de remporter ce Grand Prix. Les cavaliers américains et canadiens auront peut-être l’avantage d’évoluer « à domicile » et ils auront déjà monté sur cette piste durant l’été. Ils seront très forts, mais les Européens aussi ». 

Le mode de fonctionnement du Rolex Grand Slam est simple : Le cavalier doit participer aux trois majeurs dans un même cycle.  Celui qui remporte les trois grand prix décroche un bonus d’un million d’Euros qui s’ajoute à la dotation des épreuves. Si le cavalier s’impose de façon consécutive dans deux des trois compétitions, il remporte un bonus de 500'000 Euros. S’il s’adjuge les deux titres de façon non consécutive, il remporte un bonus de 250'000 Euros. Le cavalier peut monter le cheval qu’il désire. Il est donc possible de remporter le bonus en prenant part aux Grands Prix avec des chevaux différents. Le mode de fonctionnement du Rolex Grand Slam n’est pas lié à l’année calendaire. C’est une histoire sans fin. 

En route vers la légende. L’Ecossais Scott Brash est le premier cavalier de l’Histoire à remporter deux Majeurs consécutivement. Après sa victoire en décembre au CHI de Genève, il s’est imposé dans le Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle dimanche. Il peut désormais espérer marquer à jamais l’Histoire en réalisant le Rolex Grand Slam s’il s’impose lors du prochain Majeur au Spruce Meadows « Masters » (Calgary, Canada, du 9 au 13 septembre 2015). Nous avons discuté avec ce cavalier d’exception extrêmement heureux.
 

Scott Brash, félicitations pour cette extraordinaire victoire. Il y a deux jours, vous aviez confié vouloir absolument remporter une deuxième épreuve du Rolex Grand Slam et vous avez atteint cet objectif. Comment vous sentez-vous ?

Scott Brash : C’est incroyable, tout simplement incroyable. J’ai toujours rêvé de m’imposer à Aix-la-Chapelle. Je pense que gagner ici, dans ce stade si impressionnant, est la plus belle victoire qui soit. Le Grand Prix Rolex est extrêmement relevé. Les obstacles étaient très hauts, le parcours délicat et technique. Mais c’était prévisible puisque les meilleurs cavaliers et chevaux du monde étaient en lice. Le fait que sept concurrents se soient qualifiés pour le barrage est extraordinaire pour le public. Vraiment, gagner ici, c’est incroyable !

Vous étiez le dernier à vous élancer au barrage. Est-ce que la pression était plus grande?

Scott Brash : Non, car pour être honnête, j’aime être le dernier à prendre le départ. Lorsque tu es le dernier, tu sais exactement ce que tu dois faire. Ca a été le cas au barrage : je savais à quoi je devais faire attention et ça m’a simplifié la tâche. Daniel Deusser avait réalisé un magnifique parcours et il était clair que la décision se ferait sur le dernier obstacle. Je n’avais pas le choix, je ne pouvais que donner le meilleur de moi-même, être sans faute et réaliser un chronomètre assez rapide pour m’imposer. Heureusement, ça a été suffisant…

L’an dernier, vous aviez confié qu’Hello Sanctos n’appréciait pas trop Aix-la-Chapelle. Vous aviez pris la 29e place dans le Grand Prix Rolex. Est-ce qu’il a changé d’avis désormais ?

Scott Brash : Oui, c’est une certitude (il rit). L’an dernier, pour plusieurs raisons, ça n’avait pas bien fonctionné à Aix et c’est pourquoi j’ai cette fois monté Hello Sanctos dès le premier jour lors de l’entraînement afin qu’il s’habitue à l’atmosphère. C’est amusant, mais je l’ai senti plus à l’aise à ce moment-là déjà et le samedi c’était encore un peu mieux, mais pas encore parfait. Le dimanche, dans le Grand Prix Rolex, il m’a vraiment impressionné, car il a sauté de manière extraordinaire.

Allez-vous monter Hello Sanctos aux championnats d’Europe FEI à Aix-la-Chapelle, ou préférez-vous le ménager en vue du troisième Majeur qui se tiendra aux Spruce Meadows « Masters » ?

Scott Brash : Les championnats d’Europe seront très importants pour l’équipe de Grande-Bretagne, ils comptent sur moi, et le Rolex Grand Slam fait partie de mes priorités cette saison.

Regardons vers l’avenir. Pensez-vous que vous puissiez remporter les « Masters » et ainsi écrire à jamais l’Histoire ?

Scott Brash : Il est déjà très difficile de gagner l’un des trois Majeurs, en remporter deux est incroyable et trois consécutivement pratiquement impossible. Ce sera vraiment difficile, mais si je prends le départ c’est évidemment pour donner le meilleur de moi-même et essayer de gagner.

Sensationnel ! Scott Brash écrit l’Histoire. L’Ecossais de 29 ans devient le premier cavalier à remporter deux Majeurs consécutivement. En effet, après s’être imposé au CHI de Genève, en Suisse, il remporte aujourd’hui le Grand Prix Rolex du Festival Equestre Mondial d’Aix-la-Chapelle. Il lui manque maintenant une victoire dans les Spruce Meadows « Masters », au Canada, en septembre et Scott Brash sera une légende en devenant le premier vainqueur du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Sept concurrents issus de cinq nations étaient parvenus à se qualifier pour le barrage. Scott Brash était le dernier à prendre le départ sur ce dernier parcours et a su maîtriser ses nerfs. En effet, l’Allemand Daniel Deusser l’avait mis sous pression grâce à un sans-faute rapide en 48.37 secondes. Ensuite vient le tour de Scott Brash : devant un vertical, il choisit l’option longue, le rythme du galop d’Hello Sanctos est rapide, il ne reste que le dernier oxer Rolex, puis un coup d’œil au chronomètre : 48.04 secondes. C’est la victoire ! Le rôle du public a été prépondérant et Scott Brash l’a souligné : « Du plus profond de mon cœur, j’ai envie de vous dire que vous êtes le meilleur public du monde ».

Le Rolex Grand Slam réunit les trois Majeurs que sont Aix-la-Chapelle (GER), Spruce Meadows (CAN) et Genève (SUI). Un cavalier s’imposant consécutivement lors de ces trois compétitions remporte le Rolex Grand Slam, ce qu’aucun concurrent n’est encore parvenu à faire à ce jour. Le vainqueur du Rolex Grand Slam décroche un bonus d’un million d’Euros, alors que 500'000 Euros récompensent celui qui s’impose lors de deux Grands Prix successifs. Après sa victoire au CHI de Genève en décembre dernier et celle décrochée aujourd’hui à Aix-la-Chapelle, Scott Brash a remporté un demi-million d’Euros s’ajoutant à la dotation de l’épreuve. « Evidemment, j’avais cela en tête, mais au barrage, j’ai simplement pensé à franchir obstacle après obstacle ».

Pour Scott Brash, l’aventure continue en septembre. Du 9 au 13 septembre au Canada, il sera en lice aux Spruce Meadows « Masters » de Calgary, le prochain Majeur de la saison. Pour s’assurer de recevoir le demi-million, l’Ecossais devra prendre part aux « Masters ». « Je serai en selle là-bas, même avec une jambe cassée », a confié Scott Brash. Ce sera l’occasion pour lui de faire un pas de plus vers le Rolex Grand Slam et de remporter le « CP International présenté par Rolex », le troisième Majeur de la saison.

Scott Brash. Christian Ahlmann. Kent Farrington. Beezie Madden. Steve Guerdat. Edwina Alexander. Ludger Beerbaum. Les meilleurs des meilleurs, l’élite mondiale des sports équestres se retrouve à Aix-la-Chapelle sur le complexe de la Soers ce week-end. Le Festival Equestre Mondial est le premier Majeur de l’année et avec lui, le Rolex Grand Slam of Show Jumping entame sa troisième année d’existence.

Qui débutera le voyage ? Ou qui le poursuivra ? Ce pourrait être Scott Brash ! Après sa victoire dans le Grand Prix Rolex du CHI de Genève 2014, le Britannique a la possibilité de remporter son deuxième Majeur consécutivement. A Aix-la-Chapelle, 500'000 Euros l’attendent en plus de la dotation de l’épreuve. Et s’il venait à s’imposer en septembre aux Spruce Meadows Masters, il entrerait dans la légende devenant le premier cavalier de l’histoire à décrocher le Rolex Grand Slam of Show Jumping. Et en tant que premier cavalier de l’histoire, il s’assurerait un bonus d’un million d’Euros qui viendrait s’ajouter à son prize money.

Mais la concurrence ne lui facilitera pas la tâche. C’est une certitude ! En entrant dans le célèbre stade d’Aix-la-Chapelle, devant 40'000 spectateurs enthousiastes, tous les cavaliers, portés par l’euphorie du public, dépassent leurs limites à chaque parcours. En 2013, première année du Rolex Grand Slam of Show Jumping, la victoire de ce Majeur était revenue à Nick Skelton et son phénoménal « Big Star ». En 2014, sur le complexe de la Soers, grâce à Christian Ahlmann, un cavalier allemand a fait son entrée dans le Rolex Grand Slam. En selle sur « Codex One », il fut le seul à signer un parcours sans faute au barrage et put ainsi, pour la première fois de sa carrière, emmener le légendaire tour d’honneur d’Aix-la-Chapelle. Christian Ahlmann a ensuite perdu toute chance de réaliser le Grand Chelem en se classant à la 18e place du Grand Prix de Spruce Meadows. Et à Genève, il ne parvint pas non plus à s’imposer, laissant ainsi échapper le bonus de 250'000 Euros promis au cavalier qui remportera deux Grands Prix dans un même cycle. Pour le lauréat des Spruce Meadows Masters Ian Millar, le Rolex Grand Slam a pris fin prématurément. Le Canadien, qui détient le record de participations aux JO, a fait l’impasse sur le CHI de Genève et est ainsi sorti de la course. Un concurrent est en effet autorisé à monter des chevaux différents lors des Majeurs, mais il est obligé de prendre part aux trois compétitions s’il veut pouvoir décrocher le graal des sports équestres.

Tous les regards seront donc tournés vers Scott Brash dans l’après-midi du 31 mai 2015 dans le stade principal d’Aix-la-Chapelle. « Ce sera très difficile », confie le champion olympique par équipe avant d’ajouter : « Mais je me réjouis énormément du Grand Prix Rolex. Mon cheval, « Hello Sanctos », est en très grande forme et nous l’avons préparé pour atteindre notre objectif à Aix-la-Chapelle ». L’an dernier, le hongre brun s’était laissé distraire par l’atmosphère d’Aix-la-Chapelle et avait commis deux fautes. « Hello Sanctos » sera-t-il plus serein cette fois ? Une interrogation qui permettra d’entretenir le suspense jusqu’à l’issue de l’épreuve ! Lorsque les meilleurs cavaliers du monde s’affrontent avec leurs meilleurs chevaux, tous peuvent gagner. Chaque foulée, chaque respiration peut être décisive. Et à l’issue du parcours, c’est le temps qui compte ! Le temps d’un triomphe extraordinaire, le temps du sport d’élite de haut niveau, le temps du début du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Le temps du Festival Equestre Mondial d’Aix-la-Chapelle 2015 !

Citation de Christian Ahlmann, vainqueur du Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle 2014

Le Rolex Grand Slam est un concept à nul autre pareil. Chaque compétition qui le compose est exceptionnelle. Ce sont des Concours possédant une grande tradition et un Grand Prix que tout cavalier rêve de remporter un jour. Le système de Bonus rend ce concept encore plus unique. Nos remerciements vont à Rolex et aux organisateurs qui ont rendu cela possible. Le Grand Chelem permet à notre sport de faire un nouveau pas en avant. Remporter les trois compétitions consécutivement est très très difficile. J’ai tenté de le faire à deux reprises après ma victoire, une fois je me suis qualifié pour le barrage, une fois j’ai commis une faute. Mes chances de m’imposer dans le Grand Prix Rolex en 2015 à Aix-la-Chapelle? Je vais évidemment essayer, mais tous les concurrents sont surmotivés et Scott Brash est en très grand forme actuellement, il va tout tenter. Une chose est sûre: nous allons vivre du grand sport.

Le nouveau magazine du Rolex Grand Slam est là! Découvrez toutes les informations à propos des trois Majeurs que sont le CHIO d’Aix-la-Chapelle, les Spruce Meadows « Masters » et le CHI de Genève. De plus, nous vous dévoilerons les héros d’enfance des vainqueurs de Majeurs et vous proposerons une plongée dans les coulisses grâce à un reportage sur le gazon du stade principal du CHIO d’Aix-la-Chapelle. 

Feuilleter en ligne

 

Il était le dernier à s’élancer dans le barrage et il s’est imposé. Le champion olympique Steve Guerdat, vainqueur du Grand Prix Rolex au CHI de Genève 2013, a remporté le Grand Prix de La Baule sur l’olympique Nino des Buissonnets et a devancé d’un peu moins d’une seconde l’Irlandais de 19 ans Bertram Allen, 2e sur Romanov. La 3e place est revenue au Brésilien Marlon Modolo Zanotelli avec Rock’N Roll Semilly. Dix paires étaient qualifiées pour le barrage de cette épreuve dotée de 200'000 Euros. 

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