Sophie Hinners & Iron Dames Singclair - Rolex Grand Slam/Tom Lovelock
Vous bouclez une très bonne saison, avec notamment une troisième place au Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle et une médaille d’or par équipes aux Championnats du monde FEI. Ces réussites ont-elles fini de vous convaincre que vous faites désormais partie des tout meilleurs cavaliers au monde ?
S.H. : C’est vrai que c’est très encourageant d’obtenir de tels résultats, en particulier sur le même cheval. Celui-ci [Iron Dames Singclair] a très bien sauté ici l’an passé. Je sais qu’il est capable de dompter ce genre d’obstacles, et cela me remplit de confiance à mon entrée en piste. Il a aussi réalisé de très belles performances cette année, avec une médaille d’or par équipes aux Championnats du monde FEI à Aix-la-Chapelle. Il n’y a rien de tel pour croire en soi et en sa monture.
Il faut avant tout avoir bien planifié l’événement, rester concentrée et une fois en piste, suivre la stratégie établie au préalable.
À ce niveau de compétition, la victoire tient à très peu de choses. Comment travaillez-vous le mental pour bien gérer la pression et prendre les bonnes décisions au moment décisif ?
S.H. : Dans notre sport, le plus petit détail est important. Une fraction de seconde peut séparer les gagnants des perdants.
J’essaie donc de rester aussi calme que possible. Une tâche pas toujours facile, surtout aux Championnats du monde FEI ! J’aurais aisément pu me laisser distraire. Mais comme à mon habitude, je me suis simplement dit : « Fais de ton mieux ». Je ne faute jamais exprès ; j’entre toujours en piste avec l’intention de gagner.
Je prépare les dates importantes au maximum afin de ne rien changer le jour J. Nous travaillons toujours de la même façon : qu’il s’agisse d’un championnat ou d’un Majeur du Rolex Grand Slam, nous continuons de faire comme d’habitude, car cela nous a réussi jusqu’à présent.
Je dois souvent me rappeler à moi-même de rester calme et de suivre les stratégies définies. Si une semaine donnée, les choses ne se passent pas comme prévu, ce n’est pas la fin du monde. C’est le sport qui veut ça. Il y aura toujours des hauts et des bas. De notre côté, on ne peut que faire son maximum. Même les meilleurs cavaliers de la planète se disent de temps en temps : « Ce n’est pas mon jour ». Il faut y être préparé et en tirer les leçons qui s’imposent pour revenir plus fort.
Vous êtes passée par la Young Riders Academy (parrainée par Rolex), et vous faites désormais partie d’une nouvelle génération prometteuse. Comment est-ce que l’académie vous a aidée à transitionner vers le haut niveau ? Et à quel point aimeriez-vous laisser votre marque sur le circuit Rolex Grand Slam ?
S.H. : La Young Riders Academy m’a beaucoup aidée à passer vers l’univers des cavaliers professionnels de CSO. J’ai énormément appris de choses sur les différents aspects de notre sport. La formation était très intéressante.
Ces derniers mois, j’ai commencé à tourner au plus haut niveau. Plus largement, les trois dernières années m’ont donné l’expérience nécessaire pour en arriver là où je suis aujourd’hui. Je suis très fière de mon parcours et j’essaie d’en profiter au maximum, car je suis consciente que les choses peuvent changer très vite.
À l’heure actuelle, j’ai un piquet de chevaux exceptionnels. Je fais mon possible pour les travailler sans négliger mes jeunes chevaux, afin de pouvoir concourir au plus haut niveau pendant longtemps.
Restez informé de toutes les dernières actualités du Rolex Grand Slam