Rolex Grand Slam of Show Jumping

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Mclain Ward et Clinta, gagnants du Preis von Nordrhein-Westfalen Mclain Ward et Clinta, gagnants du Preis von Nordrhein-Westfalen

La deuxième épreuve qualificative de cette semaine pour le Grand Prix Rolex, le Prix de Rhénanie du Nord-Westfalie, a été remporté par l’Américain McLain Ward que rien ne semblait arrêté et qui a fini en haut du tableau en 46,95 s., avec un écart de presque deux secondes avec son plus proche rival, Kevin Staut, qui s’est classé deuxième. Après sa victoire, McLain rend hommage à sa très efficace jument de 11 ans, Clinta :

Pouvez-vous nous parler de Clinta ?

Je l’ai achetée en février de cette année. D’ailleurs, je l’ai essayée pour la première fois juste après Aix-la-Chapelle l’année dernière. Elle a eu de très bons résultats et elle nous a beaucoup impressionnés. Nous avons démarré les compétitions ensemble en Floride, en mars, et tout a fonctionné à merveille dès le départ. Elle a remporté son premier Grand Prix 5* à New York et le 4* dans le Devon. Tout a donc bien commencé pour nous. Nous sommes emballés par sa carrière. C’est une sauteuse vraiment spectaculaire. Je n’ai jamais vu un cheval aussi respectueux et je pense que notre avenir est très prometteur.

Qui monterez-vous dans le Grand Prix Rolex ?

Je monterai HH Azur. Clinta participera à la grosse épreuve de demain et ce sera sa dernière de la semaine.

J’ai la chance d’avoir amené deux chevaux extraordinaires. Ils sont tous les deux excellents, même s’ils n’ont pas tout à fait le même caractère. Azur a une belle aisance et du sang, c’est une athlète, on peut le voir à sa posture. Clinta est un peu plus rapide, elle se déplace un peu plus vite et ses sauts sont un peu plus dynamiques. Elles ont en commun cette merveilleuse qualité de vous donner tout ce qu’elles ont.

Ressentez-vous plus de pression en participant à l’une des quatre Majors qui constituent le Rolex Grand Slam of Show Jumping?

Je me mets davantage la pression parce que c’est le dernier grand Grand Prix du monde que je n’ai pas encore remporté. Et j’aimerai inscrire mon nom sur ce mur avant de prendre ma retraite. C’est ce qui me motive. Je veux vraiment gagner, donc nous ferons de notre mieux. J’espère que la chance sera avec nous et qu’elle nous sourira dimanche soir. 

Anu Harrila Groom de Meredith Michaels-Beerbaum (Photo: Rolex / Kit Houghton) Anu Harrila Groom de Meredith Michaels-Beerbaum (Photo: Rolex / Kit Houghton)

Dans les coulisses de l’écurie avec Anu Harrila, la groom de Meredith Michaels-Beerbaum

Vous travaillez avec Meredith depuis longtemps. Qu’est-ce que vous préférez dans votre job ?

Ce que je préfère, c’est travailler avec les chevaux. Cela fait vingt ans que je les côtoie, et j’en ai connu beaucoup. Il y en a toujours que l’on préfère et qui occupent une place spéciale dans notre cœur. J’ai beaucoup de chance de travailler avec des chevaux aussi formidables et c’est le côté que je préfère dans mon métier. C’est très agréable de travailler pour Meredith. Comme je la connais parfaitement, tout se passe pour le mieux et nous formons une bonne équipe.

Meredith a déjà gagné ici. À votre avis peut-elle réitérer cet exploit aujourd’hui ce weekend ?

C’est notre vœu le plus cher. Nous avons un neuf ans très sympa. Il est encore un peu vert, mais il progresse bien, alors nous allons tenter le coup !

Quels chevaux avez-vous amenés ici cette année ?

Nous avons un neuf ans qui s’appelle Calle. C’est un excellent jeune cheval. J’espère qu’il aura de bons résultats cette semaine. C’est un hongre un peu spécial qui ne supporte pas de rester seul. Il doit toujours avoir un copain à ses côtés. Il est sensible au bruit et il faut constamment le rassurer. Nous avons aussi une jument de neuf ans qui n’est là que depuis 8 ou 10 semaines, donc nous ne la connaissons pas encore très bien. Mais elle est très prometteuse et paraît très gentille.

En tant qu’équipe, ressentez-vous de la pression supplémentaire lors de la participation à l’une des Majors du Rolex Grand Slam of Show Jumping ?

Il y a toujours de la pression quand c’est une Major du Rolex Grand Slam puisque  l’on veut évidemment briller. Ici, à Aix-la-Chapelle, on est en Allemagne, à la maison, devant notre public, et il y a beaucoup d’argent en jeu.

Que faites-vous habituellement avec les chevaux à la fin de leur épreuve ?

Normalement, ils vont à la douche, puis on leur met leurs guêtres rafraîchissantes pour refroidir leurs jambes et les maintenir au frais. La plupart ont soit une couverture massante, soit une couverture magnétique. Ils reçoivent un bon coup de brosse. Parfois, on les fait marcher pour qu’ils restent en mouvement ou on leur pose des bandes s’ils aiment ça.

Si vous n’étiez pas groom, que feriez-vous ?

Franchement, je n’en sais rien. Je ne m’imagine pas faire autre chose. Je pense que j’exerce le métier dont j’ai toujours rêvé.

À votre avis, pourquoi le CHIO d’Aix-la-Chapelle est-il un événement aussi spécial ?

Il y a une super ambiance, tout est très bien organisé. Le public est incroyable. Quand un cavalier est sans faute, les spectateurs applaudissent si fort que ça donne la chair de poule ! Je pense que c’est l’une des meilleures compétitions du monde.

Daniel Bluman (Photo: Rolex / Kit Houghton) Daniel Bluman (Photo: Rolex / Kit Houghton)

Interview du cavalier Daniel Bluman

Comment ça se passe pour vous à Aix-la-Chapelle jusqu’à maintenant ?

Tout va très bien. C’est un endroit incroyable. Dès le début, avec le prix d’Europe Turkish Airlines, mercredi, qui permet de se qualifier pour le Grand Prix, Ladriano Z  a très bien sauté. Comme il a fini classé, ça m’a donné la chance de me qualifier pour le Rolex Grand Prix de dimanche. La semaine se passe donc très bien jusqu’ici.

Quels chevaux avez-vous amenés avec vous à Aix-la-Chapelle ? Et en particulier pour le Grand Prix Rolex ?

Cette semaine, j’ai Bacara et Ladriano pour le Grand Prix. Ladriano est fait pour ce type de manifestation. Normalement, c’est lui que je monte dans le Grand Prix. C’est ce qui est prévu au programme. Il a commencé en Floride et a gagné un 5* en début d’année. Récemment, je l’ai laissé tranquille. Il a sauté à Calgary en préparation de cette épreuve et il saute ici en vue du Grand Prix de ce weekend. Ensuite, il ira au Grand Prix Rolex de Spruce Meadows puis, aux Jeux équestres mondiaux, j’espère. Et, enfin, à la fin de l’année, nous irons au CHI de Genève.

Alors vous avez le Rolex Grand Slam of Show Jumping dans le collimateur ?

Oui, ça signifie beaucoup pour moi. J’adore le concept. J’ai toujours été fan de Rolex et de ce qu’ils font pour notre sport. Je m’efforce de concourir dans les grandes compétitions. C’est une très bonne chose que Rolex participe à ces grands rendez-vous. J’étais censé être à Windsor avec un autre cheval, mais, malheureusement, il y a été légèrement blessé donc je n’ai pas pu prendre l’avion. Mais il y a Windsor, Rome, Spruce Meadows, Wellington qui sont toutes des épreuves Rolex. C’est une marque prestigieuse, qui est associée à des événements prestigieux auxquels je veux participer. Ce sont des compétitions qui sont toujours inscrites sur mon calendrier et pour lesquelles je me prépare.

D’après vous, quel sera votre principal adversaire dimanche ?

C’est une question à laquelle il m’est impossible de répondre parce que le niveau des cavaliers est incroyable. Il y a Éric Lamaze, qui est avant tout l’un de mes mentors et mon idole. Il est fort, il a été très bon ces derniers mois. Et il y a aussi Steve Guerdat qui est fantastique. Il y a Philip Weishaupt et toute l’équipe allemande qui ont d’excellents résultats, comme Marcus Ehning, etc. La liste est longue. Il y a tant de gens qui ont un immense talent que la concurrence sera rude et je pense que tout le monde peut remporter la victoire.

C’est presque une tradition familiale pour vous. Qu’est-ce que cela fait d’avoir un tel soutien ?

Cela signifie beaucoup pour moi. Nous sommes la première génération de cavaliers. Nos parents ne montaient pas. Mais avec mes cousins Elan et Marky, et mon frère Stephen, nous avons créé une entreprise équestre avec des clients en Amérique. En Europe, nous faisons tout le travail sur les jeunes chevaux, l’élevage et tout le reste. C’est une grande chance de pouvoir avoir tout cela parce que cela me permet de pratiquer ce sport comme j’en ai toujours rêvé tout en pouvant m’y consacrer aux côtés de ma femme, de mon frère et de mes cousins. Toute l’expérience n’en est que meilleure.

Vous allez devenir papa en octobre. Nourrissez-vous l’espoir que votre bébé suive la même voie ?

J’y pense très souvent. Nous sommes très heureux que notre fils naisse en octobre ! Mais surtout, j’essayerai de lui transmettre l’amour et la passion du cheval en tant qu’animal. S’il tient de sa mère ou de moi, il y a de grandes chances pour qu’il devienne cavalier. La meilleure méthode sera de lui communiquer ce que les chevaux et la vie auprès d’eux signifient pour nous. Peut-être qu’alors ça lui plaira et qu’un jour, il sera là en train de sauter avec nous.

Henrik VON ECKERMANN sur Castello 194 (Photo: Rolex / Kit Houhgton) Henrik VON ECKERMANN sur Castello 194 (Photo: Rolex / Kit Houhgton)

Rolex Rider Watch

À l’issue d’un barrage très serré, le Suédois Henrik Von Eckermann a remporté le prix Turkish Airline d’Europe avec son hongre gris, Castello 194. Il s’est confié à nous après sa victoire :

Comment était le parcours aujourd’hui ?

Le parcours était très long : il y avait trois combinaisons, un triple, un double et, évidemment un double de verticaux qui a causé quelques problèmes. Le chrono était serré et comme le parcours était très long, les chevaux fatiguaient vers la fin. Je suis content des performances de mon cheval et j’étais très heureux d’être au barrage.

Quelle était votre tactique pour le barrage ?

Ma tactique a été d’observer le passage de McLain pour savoir où grappiller du temps, car c’est généralement le cavalier à battre dans un barrage comme celui-là. J’ai vu une petite faille dans laquelle je pouvais me faufiler. C’était l’avant-dernier obstacle. Il était un peu décalé par rapport à l’oxer et j’ai un cheval très habile donc je me suis dit que je pouvais serrer l’obstacle pour le rattraper et nous avons réussi.

Comment vous préparez-vous pour le Grand Prix Rolex de dimanche ?

Le cheval devra être frais et dispo dans sa tête en prévision de dimanche. C’est l’un de mes vœux les plus chers de remporter le Grand Prix Rolex, mais nous savons tous à quel point cette épreuve est difficile. Je participe au Rolex Grand Slam, bien sûr. Je suis arrivé deuxième au Grand Prix de Genève, donc j’espère gagner une place ce weekend. 

Frank Kemperman et Michael Mronz (Photo: Rolex / Kit Houhgton) Frank Kemperman et Michael Mronz (Photo: Rolex / Kit Houhgton)

Quelques mots avec les Organisateurs

Frank Kemperman, président du conseil d’administration, et Michael Mronz, directeur général, ont pris du temps sur leur planning chargé pour nous expliquer pourquoi le CHIO d’Aix-la-Chapelle est un rassemblement exceptionnel :

Le CHIO d’Aix-la-Chapelle est un événement historique. Comment faites-vous pour continuer à le faire évoluer et l’améliorer ?

Frank : Aix-la-Chapelle a un riche passé. Si vous jetez un œil à la liste des vainqueurs, vous n’y verrez que les meilleurs pilotes du monde. Pour les cavaliers, c’est un rendez-vous incontournable et c’est une piste sur laquelle ils veulent gagner. Nous faisons tout notre possible pour être l’une des plus grandes manifestations au monde. Nous regardons ce qu’il se passe dans d’autres sports et nous faisons de notre mieux pour proposer les meilleures installations, compétitions et rencontres pour nos cavaliers et nos spectateurs.

Michael : Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial pour le futur de cette manifestation. Notre public veut recevoir des informations instantanément partout où il se trouve. Donc il est essentiel pour nous de les leur communiquer. Nous avons investi beaucoup de temps et d’argent dans le développement de l’appli. Ça a commencé ici, à Aix-la-Chapelle, et d’autres compétitions nous ont emboité le pas. J’ai même appris hier qu’un défilé de mode utilise un système similaire au nôtre. Ça fait du bien de savoir que nous avons une longueur d’avance ! Ces dernières années, nous avons renforcé l’équipe informatique qui compte désormais cinq personnes dédiées aux réseaux sociaux. Nous faisons tout notre possible pour satisfaire le public qui assiste aux compétitions, mais aussi les personnes qui veulent suivre les épreuves depuis chez elles.

Cette manifestation a été qualifiée de Wimbledon équestre. Quels sont les liens entre une Major en tennis et une Major en équitation ?

Michael : Le tennis est plus connu bien sûr, mais l’arrivée du Rolex Grand Slam équestre a rendu le sport plus accessible à un public qui ne le suivait pas encore. Comme au tennis, le Rolex Grand Slam se compose de quatre Majors. Les spectateurs savent que ce sont les quatre plus grandes compétitions que les cavaliers aimeraient remporter. Elles offrent un spectacle de haut niveau et réunissent les meilleurs concurrents, ce qui attire un vaste public. C’est une étape majeure pour le développement du saut d’obstacle. Elle porte l’espoir d’atteindre un plus vaste public et de permettre aux gens qui n’appartiennent pas au monde équestre de comprendre ce sport. C’est évidemment très agréable d’être comparé à Wimbledon, mais il me semble que nous ne concourons pas dans la même catégorie en termes d’envergure et de portée. Cependant, cela signifie que nous devons nous montrer plus créatifs et plus innovants pour parvenir à ce niveau.

D’après vous, qui va remporter le Grand Prix Rolex ?

Frank : Ce n’est pas une question facile ! Les meilleurs cavaliers du monde viennent se mesurer ici chaque année et ils ont tous leurs chances de gagner. Tous les ans, nous essayons de deviner qui l’emportera, mais ils ont tant de talent que c’est impossible à prédire. Tous les pilotes veulent gagner le Grand Prix Rolex. C’est leur principal objectif lorsqu’ils viennent concourir à Aix-la-Chapelle. Je viens de recevoir un message m’informant que Philipp Weishaupt ne participera pas au barrage parce qu’il est qualifié pour le Grand Prix Rolex et veut se concentrer sur cette épreuve. C’est une compétition très importante pour tous les cavaliers. Elle réunit des couples de si haut niveau cette année que la concurrence sera extrêmement rude.

Dale Hailstone, groom de Laura Kraut (Photo: Rolex / Kit Houhgton Dale Hailstone, groom de Laura Kraut (Photo: Rolex / Kit Houhgton

Dans les coulisses de l’écurie avec Dale Hailtsone

Dale Hailstone a 26 ans et il est originaire de Glasgow. Depuis quatre ans, iI travaille pour l’une des meilleures cavalières américaines, Laura Kraut. Il a gravi les échelons pour devenir son groom en chef. Il accompagne la cavalière dans le monde entier lorsqu’elle participe aux événements les plus prestigieux du calendrier des compétitions de saut d’obstacle. Nous avons rencontré Hailstone pendant qu’il préparait le piquet de chevaux de Kraut avant le Grand Prix Rolex qui se tiendra dimanche :

Pourquoi le CHIO d’Aix-la-Chapelle est-il un événement aussi prisé ?

À mes yeux, c’est le meilleur concours du monde. C’est un moment unique pour les grooms, les cavaliers et les chevaux ; nous participons à des concours dans le monde entier, mais tous ne sont pas aussi accueillants pour les chevaux. À Aix-la-Chapelle, les chevaux ont de l’espace pour brouter et se détendre. Les installations sont faciles d’accès, ce qui permet d’être bien organisé. L’ambiance est incroyable et le terrain est extraordinaire. C’est donc un rendez-vous incontournable.

Quels chevaux participent aux épreuves cette semaine ?

Cette semaine, nous avons amené Confu, Deauville S., Zeremonie et SFS Vincomte pour les épreuves destinées aux chevaux moins expérimentés. Tous nos chevaux ont une personnalité incroyable. Deauville est très spécial sur la piste. Il ne peut pas s’empêcher de manifester sa joie ! Il aborde toujours les obstacles au petit galop en biais. Je ne sais pas comment fait Laura pour les franchir. Elle est vraiment brillante ! Dès qu’il sort de piste, il retrouve son calme. Il se tient tranquille et discute avec le public qui vient le saluer ! Confu aime hennir en entrant en piste, comme s’il annonçait son arrivée au public !

Zeremonie participera probablement au Grand Prix Rolex. L’année dernière, Laura a remporté le titre de Leading Rider of the Show et Zeremonie s’est vue décerner celui de Best Horse. Elles forment un merveilleux couple et nous espérons faire encore mieux cette année en remportant le Grand Prix Rolex. Nous avons la chance d’avoir le choix parmi une bonne sélection de chevaux de Grand Prix. Mais pour l’instant, nous avons prévu de miser sur Zeremonie pour le Grand Prix de dimanche.

Avez-vous quelques petits secrets de groom à nous dévoiler ?

J’ai un bon conseil qui peut paraître très basique : je ne pars jamais sans talc pour bébé – surtout quand je dois groomer des chevaux gris. Le talc permet de dissimuler les taches et d’accomplir toutes sortes de miracles sur leur robe. J’en mets aussi dans leurs guêtres pour éviter les frottements et les rendre plus confortables. C’est bon marché et j’en emporte partout.

Niels  BRUYNSEELS sur Gancia de Muze (Photo: Kit Houghton) Niels BRUYNSEELS sur Gancia de Muze (Photo: Kit Houghton)

Et le vainqueur est…

Le vainqueur du Grand Prix Rolex – Niels Bruynseels

Niels Bruynseels est le nouveau prétendant au Grand Chelem de Saut d’Obstacles Rolex, suite à sa sensationnelle performance dans le Grand Prix Rolex du Dutch Masters, l’un des quatre majeurs qui composent le Grand Chelem Rolex.

Sous les projecteurs de la Brabanthal arena, les meilleurs pairs cavaliers-chevaux s’affrontaient pour l’apothéose du weekend avec pour ambition de débuter leur propre chapitre dans l’histoire du Grand Chelem Rolex.

Ce sont finalement 13 couples qui s’élanceront dans le barrage, dont le britannique Scott Brash, le seul cavalier à avoir remporter le Grand Chelem Rolex, rajoutant une pression supplémentaire sur les autres concurrents. 8e à s’élancer, c’est l’allemand Marcus Ehning qui poussera le challenge encore plus loin avec un sans-faute extrêmement rapide, 37.80 mais cela était sans compter l’entrée en piste du Belge Niels Bruynseels et son temps éclair de 37.10 remportant sa première victoire dans un Majeur.

 

1ère Place: NIELS BRUYNSEELS (BEL)

Vainqueur du Grand Prix Rolex Stephex en 2016 et 2017

Cheval: Gancia De Muze, jument bai de 12 ans

2eme Place: MARCUS EHNING (ALL)

Médaille d'or aux Jeux Olympiques

Cheval: Cornado NRW, étalon gris de 15 ans

3eme Place: HARRIE SMOLDERS (P-B)

Numéro 2 au monde

Cheval: Emerald, étalon alezan de 14 ans

Niels Bruynseels se confie sur son succès :

Quel est le sentiment que cela fait de gagner son premier Majeur ?

« C’est sans aucun doute l’une de mes plus belles victoires, je n’ai pas les mots pour exprimer ce que cela représente pour moi. Cet événement à toujours été très qualitatif mais avec le support de Rolex il est encore monté en gamme. C’est un grand privilège pour moi de pouvoir participer ici et concourir contre les meilleurs cavaliers du monde. L’atmosphère dans l’arène est incroyable, c’est simplement un incroyable moment pour moi ».

Votre chapitre dans l’histoire du Grand Chelem Rolex vient de débuter, est-ce que le CHIO d’Aix-la-Chapelle sera votre prochain objectif ?

« Sans aucun doute, le CHIO d’Aix-la-Chapelle est mon prochain but. Le Grand Chelem Rolex est le chalenge le plus convoité dans notre sport. J’espère pouvoir participer au Grand Prix Rolex d’Aix-la-Chapelle et répéter mon exploit d’aujourd’hui ».

Pensez-vous que le parcours était à la hauteur d’un Grand Prix Rolex ?

« Je pense que l’équipe de chef de piste à fait un travail remarquable. Ce fut un parcours difficile mais juste pour les chevaux. Le fait d’avoir 13 barragistes était parfait pour le public créant une vraie compétition. »

 Parlons maintenant de votre jument maintenant, vous êtes fière d’elle aujourd’hui ?

« Ma jument était une "super star" aujourd’hui, je ne pourrais jamais suffisamment la remercier. Elle fait toujours son maximum pour moi et je ne pourrais être plus heureux de sa performance cet après-midi. Je pense que c’était un avantage de partir en dernier, j’étais ainsi capable de voir tous les autres partir avant moi et les pièges à éviter. J’avais le plan dans ma tête, je savais que je devais être très rapide et Grancia à largement toutes les attentes que j’avais, c’est sans aucun doute une jument unique. »

Derrière la porte de l'écurie avec…

Frank Delvallet, Groom du vainqueur du Rolex Grand Prix

Comment vous sentez-vous après la victoire de Niels dans le Grand Prix Rolex ?

« C’est Incroyable, ce cheval est incroyable ! C’est ma première victoire dans un événement 5* et ceci compte tellement pour toute l’équipe. Je ne suis avec Niels que depuis juillet, mais c’est un cavalier talentueux et je suis rempli d’émotions, j’en ai presque la larme à l’œil »

Vous êtes maintenant lancés à la poursuite du Grand Chelem Rolex, quel est votre sentiment ?

« Être dans le cercle du Grand Chelem Rolex est tellement excitant, nous ne nous attendions pas à être aussi performants et nous espérons que nous pourrons continuer cette aventure le plus longtemps possible ! »

Gancia De Muze est un cheval incroyable, comment se comporte-t-elle habituellement ?

« Elle est adorable, facile à gérer, elle sait quoi faire et elle a prouvé aujourd’hui qu’elle est une des meilleures jument du circuit. Elle va être récompensée et câlinée par toute l’équipe ce soir, même si elle n’aime pas ça ! »

Louis Konickx, Dessinateur des courses (Photo: Kit Houghton) Louis Konickx, Dessinateur des courses (Photo: Kit Houghton)

Deux mots du chef de piste

Louis Konickx

Parlez-nous du processus de creation de parcours dans un concours aussi important que le Grand Prix Rolex

« Tout d’abord nous avons discuté des idées et concepts il y a trois semaines. Mon assistant et moi-même étions en constante communication, en échangeant constamment des idées, c’est vraiment un travail d’équipe. Etant donné que l’arène est plus grande cette année, nous avons ajouté des combinaisons plus longues et allongé le parcours. C’est aussi très important de s’assurer que nous avons le bon nombre verticales et oxers parce que si nous sommes trop sur la défensive et mettons que des oxers compliqués, nous risquons d’en demander trop aux chevaux et ne pas atteindre le nombre de parcours sans faute désiré. »

Est-ce qu’il y a des difficultés spécifiques cette année ?

« Oui, mais nous voulions être sûrs qu’il y avait une grande diversité pour les différents types de chevaux. Si l’on construit des grands oxers cela sera plus difficiles pour les chevaux qui n’ont pas de foulée, a l'inverse, trop facile pour ceux qui en ont. Il est donc primordial de garder une grande diversité dans le parcours, ce qui produira au final une meilleure compétition. Dans tous les cas nous voulions tester la coopération entre le cavalier et son cheval. »

Avez-vous plus de pression maintenant que le Dutch Masters est rentré dans le Grand Chelem Rolex ?

"Oui, sans aucun doute ! La plus grande viens de la part des cavaliers, ils veulent vraiment gagner cette épreuve et commencer leur chapitre dans le Grand Chelem Rolex. Ceci veut dire que nous devons construire un parcours qui leur offre la possibilité de concourir au mieux de leurs capacités. Maintenant ce n’est plus qu’une question de gagner le Grand Prix, mais de commencer son Grand Chelem."

Qu’est-ce qui vous passionne dans ce rôle ?

«Chaque jour et chaque événement est différent. J’ai particulièrement apprécié la possibilité de déssiner certains nouveaux obstacles pour le Dutch Masters et d’ajouter une touche « hollandaise » dans le parc d'obstacle. Nous avons mis l’accent sur des artistes hollandais tels que Van Gogh, qui je pense représente un des maîtres hollandais dans sa spécialité. Nous avons aussi dessiné des obstacles dédiés aux fruits hollandais, ce sont tous ces petits détails qui font de ce parcours quelque chose de spécial »

Niels  BRUYNSEELS sur Gancia de Muze (Photo: Kit Houghton) Niels BRUYNSEELS sur Gancia de Muze (Photo: Kit Houghton)

Regard sur la coupe - l'aventure vers le Grand Chelem Rolex

Le premier Majeur de la saison vient de se terminer en apothéose. Tous les regards se portent maintenant sur le CHIO d’Aix-la-Chapelle qui se tiendra du 13 au 22 juillet. Avec les plus grands noms du saut d’obstacle attendus, le nouveau prétendant au Grand Chelem Rolex va sans aucun doute devoir se préparer méticuleusement pour renouveler l’exploit et rentrer dans l’histoire.

Leopold van Asten - VDL Groep Zidane N.O.P.Indoor Brabant 2017© DigiShots Leopold van Asten - VDL Groep Zidane N.O.P.Indoor Brabant 2017© DigiShots

Alors que le premier événement Rolex Grand Slam of Show Jumping débute demain, les Dutch Masters ont finalisé leur liste de cavaliers.


Malheureusement, le coureur américain Kent Farrington a été contraint de se retirer officiellement du Dutch Masters en raison d'une blessure. Farrington a remporté le Grand Prix Rolex au CHI de Genève l'année dernière et avec cette victoire, il a commencé son défi pour le Rolex Grand Slam. Malheureusement, sa chance de remporter le titre Rolex Grand Slam est maintenant terminée pour le moment.


Les pilotes locaux, Harrie Smolders et Maikel van der Vleuten, actuellement respectivement deuxièmes et septièmes au monde, iront chercher la victoire, encouragés par les supporters locaux, sur les traces de leur compatriote Leopold van Asten, vainqueur du Grand Prix Rolex en 2017.


Un fort contingent de cavaliers Rolex tenteront d'imiter la réussite de leur collègue Scott Brash, qui reste le seul à avoir remporté le Rolex Grand Slam après ses victoires acharnées en 2015. De la partie seront présents aussi Kevin Staut (FRA), gagnant du Grand Prix Rolex lors Dutch Masters en 2014, et Eric Lamaze (CAN), qui occupe actuellement le 9e rang mondial, qui lui effectue le déplacement depuis sa base hivernale en Floride, aux États-Unis. Le numéro 10 mondial Steve Guerdat (SUI) fera sa 16e apparition dans un Major, le seul cavalier à avoir participé à toutes depuis 2013, avec le Britannique Scott Brash en compétition pour tenter de répéter son remarquable exploit du Rolex Grand Slam.


Le Champion d'Europe en titre et médaillé d'argent olympique Peder Fredricson (SWE), le numéro 6 mondial Lorenzo de Luca (ITA) et le très en forme Henrik Von Eckermann, fraîchement vainqueur du vainqueur de la FEI World CupTM à Göteborg le week-end dernier, complètent une liste stellaire.

Kent Farrington, winner of the Rolex Grand Prix at CHI Geneva 2017. Kent Farrington and Gazelle, winners of the Rolex Grand Prix at CHI Geneva 2017.

 

Félicitations pour votre victoire dans ce Rolex Grand Prix du CHI de Genève 2017 ! Souvent, vous aviez été près du but et enfin, vous y êtes arrivé …

Kent Farrington : Je suis comblé, mais honnêtement, je suis encore sous le choc. J’ai essayé tellement de fois de gagner ce Grand Prix, et maintenant que j’y suis parvenu, j’ai beaucoup de mal à croire que je vais quitter ce concours en vainqueur. L’année ne pouvait pas mieux se terminer pour moi.


En quoi cela a été difficile de venir à bout de ce Rolex Grand Prix ?

Farrington : J’ai souvent participé à cette épreuve et celle-ci a toujours été très compliquée. Ici, vous êtes en compétition avec les meilleurs cavaliers et les meilleurs chevaux du monde. Le parcours est toujours très exigeant et le temps est toujours calculé au plus court. Quand j'ai regardé le premier couple, j'ai réalisé tout de suite que ça allait être particulièrement difficile cette année. C'était vraiment une dure bataille et cela rend la victoire encore plus précieuse pour moi.


Et maintenant commence pour vous la conquête du Rolex Grand Slam of Show Jumping. La prochaine étape sera en mars, en indoor, à Bois-le-Duc : connaissez-vous ce concours ?

Farrington : J’ai participé à une finale de Coupe du monde il y a quelques années à Bois-le-Duc, mais je ne connais pas encore la version The Dutch Masters de ce concours. C’est pourquoi je me réjouis de la découvrir. C’est l’un des plus grands concours Indoor au monde – ce qui est toujours le cas pour un Majeur de Grand Chelem – qui rassemble les meilleurs chevaux et cavaliers du monde. Je vais devoir m’y préparer avec soin.


Quel sera votre programme d’ici là ?

Farrington : D’abord, je vais prendre l’avion direction la Floride pour passer tranquillement les fêtes de fin d’année à la maison et je pense que l’on y fêtera dignement cette victoire de Majeur. J’ai vraiment une merveilleuse équipe derrière moi et sans elle, ce genre de victoire serait impossible. Je vais vraisemblablement passer l’hiver en Floride et revenir au printemps en Europe pour The Dutch Masters. Là aussi, ce sera une tâche très difficile de remporter le Grand Prix, mais j’aime les défis. C’est évident que je vais tout donner pour franchir avec succès cette prochaine étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping. 

Kent Farrington riding Gazelle winning the Rolex Grand Prix at CHI Geneva 2017. Kent Farrington riding Gazelle winning the Rolex Grand Prix at CHI Geneva 2017.

 

Kent Farrington a remporté le Rolex Grand Prix du CHI de Genève 2017. Lors de cette étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping, la dernière de l’année, se tenait dimanche après-midi dans un Palexpo complet, l’États-unien est monté sur la première marche du podium célébrant ainsi sa première victoire dans un Majeur.

« Cette victoire, je la voulais depuis longtemps. Je m’en étais approché plusieurs fois et je suis très heureux d’avoir enfin remporté ce Rolex Grand Prix à Genève. Mon cheval a sauté formidablement bien. Le public était incroyable et m’a soutenu. C’est une belle manière de terminer l’année », déclarait Kent Farrington qui avait misé sur sa jument de 11 ans, Gazelle, pour ce Rolex Grand Prix.

Désormais, le cavalier de 36 ans se retrouve face au défi ultime de ce sport, le Rolex Grand Slam of Show Jumping : le cavalier qui parviendra à aligner trois victoires de Majeur d’affilée sera proclamé vainqueur du Grand Chelem et remportera une prime d’un million d’euros. « Ce sera une lourde tâche, mais je ferai de mon mieux », promet Kent Farrington avec le regard tourné vers la prochaine étape du Grand Chelem. En mars, lors de The Dutch Master, aux Pays-Bas, il s’agira pour lui de décrocher une deuxième victoire de Majeur consécutive. Et si la chance devait lui sourire, il irait en juillet au CHIO Aix-la-Chapelle en Allemagne pour le titre de Grand Chelem.

Philipp Weishaupt était à Genève en tant que prétendant au Grand Chelem. En selle sur Asathir, l’Allemand a laissé passer sa chance de participer au barrage de ce Rolex Grand Prix.

The Dutch Masters, prochain Majeur du Rolex Grand Slam of Show Jumping, se tiendra du 8 au 11 mars prochain dans la cité néerlandaise de Bois-le-Duc.

The current Grand Slam contender, Philipp Weishaupt, riding Asathir during CHI Geneva 2017. The current Grand Slam contender, Philipp Weishaupt, riding Asathir during CHI Geneva 2017.

 

La dernière qualification pour le Rolex Grand Prix s’est courue samedi soir et désormais nous connaissons les quarante partants qui, dimanche, auront le droit de s’affronter pour une victoire de Majeur du Rolex Grand Slam of Show Jumping dans le cadre du CHI de Genève 2017.

À commencer par les deux actuels prétendants, l’Allemand Philipp Weishaupt et le Belge Grégory Wathelet, la liste de départ comporte le n°1 mondial, l’Etats-unien Kent Farrington, le Champion d’Europe en titre, le Suédois Peder Fredricson, le Champion olympique canadien, Eric Lamaze, le double Champion du monde en titre, le Néerlandais Jeroen Dubbeldam ainsi que le jeune phénomène irlandais, Bertram Allen.

Le Champion olympique suisse Steve Guerdat, déjà vainqueur du Majeur à trois reprises à Palexpo, est également de la partie ainsi que le vainqueur de l’an dernier, le Brésilien Pedro Veniss, ou encore le Champion olympique par équipe, le Français Kevin Staut. Luciana Diniz portera les couleurs du Portugal sur le parcours et après ses deuxièmes places cette année à Aix-la-Chapelle et à Calgary, la cavalière court toujours après une première victoire de Majeur.

Le coup d’envoi du Rolex Grand Prix sera donné dimanche à 14h30 (HEC). L’épreuve sera entièrement retransmise en direct et gratuitement sur le site Web du Rolex Grand Slam of Show Jumping : www.rolexgrandslam.com.

Gregory Wathelet and Phillipp Weishaupt during the interview at CHI Geneva 2017 Gregory Wathelet and Phillipp Weishaupt during the interview at CHI Geneva 2017

Au CHI de Genève, Philipp Weishaupt et Grégory Wathelet ont tous les deux la possibilité de décrocher une deuxième victoire en Majeur cette année. Les deux candidats au Grand Chelem nous parlent de combattivité, de partenaires à fort caractère et d’un Grand Prix que tout cavalier rêve de remporter une fois dans sa vie.
 

Hier, au CHI de Genève, la compétition a débuté : comment ressentez-vous l’atmosphère cette année à Palexpo ?

Grégory Wathelet : Juste extraordinaire! L’atmosphère est fabuleuse ici, ce public est incroyable. C’est un grand concours. 
Philipp Weishaupt : Absolument fantastique. C’est un bonheur de revenir ici tous les ans car nous savons que le concours va être exceptionnel.


Hier ont commencé les qualifications pour le Rolex Grand Prix : comment cela s’est-il passé pour vous ?

Wathelet : Pour ma part, c’était parfait. Je voulais me qualifier le plus vite possible pour le Grand Prix et avec cette quatrième place, ça, c’est fait ! Maintenant, je vais avoir un peu moins la pression  et vais pouvoir me concentrer sur le Grand Prix de dimanche. 
Weishaupt : Hier, sur cette qualificative, j’ai monté un cheval de relève : une jument de 8 ans nommée Call me Eva, et on a manqué de chance. Nous avons fait une bonne première moitié de parcours mais j’ai pris un virage vers un vertical avec trop de risques et elle a fait un refus. C’était de ma faute. Mais je veux croire que ma qualification pour le Rolex Grand Prix sera une affaire réglée ce soir. Pour cela, je vais monter mon meilleur cheval, Asathir.


Est-ce différent de se rendre à un tel concours dans la peau de prétendant au Grand Chelem ? Est-ce que la pression est plus forte ?

Wathelet : Complètement. Philipp peut ici, à Genève, gagner encore plus d’argent que moi et donc c’est lui qui a le plus de pression (rires des deux cavaliers). Plus sérieusement : bien sûr que nous pensons au Grand Chelem, mais au bout du compte, le plus important, c’est le Grand Prix que nous avons tous envie de gagner, bonus ou non.
Weishaupt : Je suis complètement d’accord. La dotation a bien sûr son importance, mais en tant que sportif de haut niveau, on a avant tout envie de remporter ce Grand Prix de Genève une fois dans sa vie. Le bonus serait un plus extraordinaire, mais nous serons quarante cavaliers qui donnerons le meilleur de nous-mêmes pour gagner. Moi le premier et sans avoir ce bonus à l’esprit. Et si je le décroche, tant mieux. Et sinon, pas de problème, la vie suivra son cours et j’essaierai à nouveau l’an prochain.


Quel cheval envisagez-vous de monter dimanche dans le Rolex Grand Prix ? 

Wathelet : Je vais monter Corée avec laquelle j’ai gagné à Aix-la-Chapelle en juillet dernier. Je suis allé doucement avec elle ces dernières semaines de sorte qu’elle arrive à Genève au meilleur de sa forme.  Ce soir, je vais la sortir sur le  Grand Prix Crédit Suisse, ensuite elle aura une journée de repos avant le Grand Prix de dimanche. 
Weishaupt : Si je me qualifie pour le Grand Prix, je monterai Asathir. Elle a bien tourné ces dernières semaines et elle aime les grandes pistes indoor comme Genève. Hier, je l’ai montée dans une petite épreuve histoire qu’elle se sente en confiance. Ce soir, je l’ai engagée dans le Grand Prix Crédit Suisse, où, j’espère, nous assurerons notre billet pour le Rolex Grand Prix.


Si vous deviez comparez vos chevaux respectifs, quels seraient leurs points communs ?

Wathelet : Honnêtement, je ne connais pas bien le cheval de Philipp et je ne peux parler que de ma jument… elle est tout simplement exceptionnelle, mais aussi incroyablement compliquée.  Une vraie femme (rires). Mais je sais qu’elle peut tout donner sur un parcours et elle est capable de gagner n’importe quoi… si elle me laisse la piloter! 
Weishaupt : Je ne pense pas que ces deux chevaux aient beaucoup de choses en commun. Au contraire. Peut-être peut-on dire qu’elles ont toutes les deux un fort caractère. Elles en font un peu qu’à leur tête. Mais j’ai l’énorme chance que ma jument soit super facile à monter. Grégory, lui, doit travailler un peu plus dur.


Et vous ? Êtes-vous similaires en tant que cavaliers ?

Weishaupt : Ce serait merveilleux de pouvoir monter un jour aussi bien que Grégory. Il est capable d’être deux secondes plus rapide que les autres sur n’importe quel parcours. Très peu de cavaliers au monde ont ce don. Et quand on constate le nombre de chevaux différents avec lesquels il a gagné un Grand Prix, c’est absolument admirable. J’espère pouvoir être à sa hauteur un jour.
Wathelet : Je trouve que nous ne sommes pas si différents que cela. Chaque cavalier à ce niveau, a ses propres prédispositions, mais il doit être bien organisé et exécuter les gestes avec précision. Il doit également être ambitieux, très ambitieux. Un vrai guerrier. Si, à ce niveau, on n’a pas cette envie de gagner à tout prix, on n’aura jamais la chance de gagner. Et je crois que Philipp et moi avons cette combattivité et c’est pourquoi nous sommes capables de gagner n’importe quel Grand Prix important.


Ça sera dur pour vous de gagner ce Rolex Grand Prix et donc un autre Majeur de Grand Chelem dimanche ? 

Weishaupt : Je crois que ce que Scott Brash a réalisé il y a deux ans en décrochant le Grand Chelem ne se reproduira pas de si tôt. Il y a peut-être cinq cavaliers actuellement qui soient capables de remporter trois Majeurs dans leur carrière et ce, à peut-être 20 ans d’intervalle. Déjà, remporter plus d’un Majeur dans une même saison est un exploit. Mais bon, j’ai vraiment un très bon cheval et je vais tout faire pour.
Wathelet : Quand le Rolex Grand Slam a été créé, et que nous, cavaliers, en avons découvert le concept, nous avons tous pensé que c’était un défi impossible à relever. Et puis Scott est arrivé et il l’a fait ! Nous avons alors appris que rien n’est impossible. Mais comme Philipp vient de le dire, ça va être très très dur. Il s’agit de Grands Prix que chaque cavalier rêve de gagner individuellement une fois dans sa vie. On s’en rendra compte à nouveau dimanche : tous les grands noms seront au départ, avec leurs meilleurs chevaux. C’est sûr que nous rêvons tous de victoires en Majeur de Grand Chelem et si possible, la même année. Mais même si quelques années s’écoulent entre deux victoires, cela reste un exploit énorme. Tout comme terminer quatrième ou cinquième dimanche dans le Rolex Grand Prix. Avec ce plateau, ce serait déjà un résultat fantastique.
Weishaupt : De toute façon, ce sera une rude bataille et peu importe comment elle se terminera : je suis sûr que l’on assistera au meilleur de notre sport.

Le dernier Majeur de l’année 2017 bat déjà son plein : depuis jeudi, les meilleurs cavaliers du monde s’affrontent dans le cadre du CHI de Genève en Suisse et les premières places pour le Rolex Grand Prix, doté de 1,2 millions de francs suisses sont d’ores et déjà attribuées.

Le Néerlandais Harrie Smolders en selle sur Zinius remporte la première épreuve qualificative, le Crédit Suisse Geneva Classic, il est suivi de l’Égyptien Abdel Said avec Hope van Scherpen Donder, et de l’Étasunienne Laura Kraut avec Deauville S. Le Belge Grégory Wathelet avec Eldorado van het Vijverhof arrive en quatrième position. Ces quatre cavaliers ont décroché jeudi soir le droit de prendre le départ du Grand Prix de dimanche après-midi.

Grégory Wathelet, vainqueur du Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle cette année, a encore l’opportunité de décrocher un bonus à Genève, s’il venait à remporter le Grand Prix dimanche. Cette deuxième victoire non consécutive dans le cadre d’un même cycle de Grand Chelem lui concéderait une prime de 250 000 euros.

Si Wathelet s’est montré au meilleur de sa forme, cela n’a pas été le cas pour l’actuel prétendant au Grand Chelem, Philipp Weishaupt. En effet, l’Allemand, qui a triomphé lors du Majeur à Calgary en septembre dernier, espère une deuxième victoire consécutive à Genève ce week-end. Cependant, il n’a pas encore gagné sa place dans la liste de départ du Rolex Grand Prix.

Il reste encore trois occasions aux cavaliers pour figurer sur la liste de départ du Rolex Grand Prix dimanche à 14h30 : le Grand Prix Crédit Suisse, vendredi à 19h15, la Coupe de Genève, samedi à 12h15 ainsi que la finale du Top 10 Rolex IJRC, le même jour à 20h30. C’est après cette dernière épreuve que nous connaitrons les quarante couples qui tenteront de décrocher le Majeur du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

0712_Grégory Wathelet and Eldorado van het Vijverhof competing in the Credit Suisse Geneva Classic at CHI Geneva 2017 Grégory Wathelet and Eldorado van het Vijverhof competing in the Credit Suisse Geneva Classic at CHI Geneva 2017

« Gagner à Genève sera un énorme défi ! »

 

Pour le dernier Majeur de l’année, le Rolex Grand Slam of Show Jumping revient en Suisse : du 7 au 10 décembre, les meilleurs cavaliers du monde retrouveront la piste du CHI de Genève 2017. Une interview avec l’actuel prétendant au Grand Chelem, Philipp Weishaupt, qui montera pour une deuxième victoire de Majeur consécutive.

En 2016, vous avez gagné le Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle. Puis, en septembre dernier, lors du CSIO Spruce Meadows ‹Masters›, vous remportez à nouveau le Grand Prix. Trente-deux ans et déjà deux victoires en Majeur à votre actif : voilà un bilan plutôt impressionnant … 

Philipp Weishaupt : Probablement. Quoi qu’il en soit, tout cavalier qui se lance avec de l’ambition dans le saut d’obstacles rêve de deux choses : de remporter des championnats et les légendaires Grands Prix d’Aix-la-Chapelle et de Calgary et bien sûr je suis particulièrement fier d’avoir atteint ces deux derniers objectifs à mon âge.


Quelle valeur attribuez-vous au Rolex Grand Slam of Show Jumping dans le cadre des sports équestres ?

Weishaupt : Les quatre Majeurs constituant le Rolex Grand Slam of Show Jumping sont réellement les quatre meilleurs concours du circuit international de saut d’obstacles. Chacun de ces concours bénéficie de la meilleure réputation, chacun a son propre charme et ses propres spécificités sportives. Celui qui souhaite décrocher le Grand Chelem doit savoir s’adapter à ces conditions différentes. C’est ce qui en fait toute sa valeur dans le paysage des sports équestres et pour nous, cavaliers, le Rolex Grand Slam of Show Jumping est vraiment un défi particulier. 


Vous irez à Genève en tant que prétendant au Rolex Grand Slam of Show Jumping : en quoi les Majeurs indoor sontils différents d’Aix-la-Chapelle ou de Calgary ? 

Weishaupt : Aix-la-Chapelle et Spruce Meadows ont probablement les deux plus grandes pistes en herbe au monde. Et déjà, cela crée des conditions toutes autres que les sols en sable de Genève et de Bois-le-Duc. Sur ce dernier concours, par exemple, la piste est bien plus petite que les autres et devient ainsi plus exigeante pour les chevaux et les cavaliers. En revanche, Genève donne moins aux cavaliers l’impression d’être en indoor en raison de la taille généreuse de sa piste qui, malgré le fait d’être sous un toit, offre des sensations plus proches d’Aix-la-Chapelle ou de Calgary car nous avons de l’espace pour galoper. Et cela convient fort bien à ma façon de monter et à mes chevaux. 


Quelle sera pour vous la principale difficulté pour vous imposer à Genève, face à la meilleure concurrence possible, et décrocher une deuxième victoire de Majeur consécutive ? 

Weishaupt : C’est un énorme défi, mais, à cause de cette difficulté, ou grâce à elle, cela rend le challenge encore plus motivant. La qualification pour le Grand Prix est déjà le premier grand défi à surmonter, car il faut se mesurer aux meilleurs cavaliers du monde et, en fin de compte, seuls les 40 meilleurs des jours précédents pourront figurer sur la liste de départ du Rolex Grand Prix le dimanche. Une fois que cet obstacle est franchi, il faut s’assurer que son cheval ait assez d’énergie pour le point culminant de ce concours et qu’il soit en pleine forme avant d’entrer en piste pour le Grand Prix. Et là, on peut s’attaquer de front à l’épreuve proprement dite tout en comptant sur une part de chance pour aller au bout de ce Grand Prix avec un succès à la clé. 

1120_Weishaupt Philipp Weishaupt, the current contender for the Rolex Grand Slam of Show Jumping.

1120_Palexpo The Palexpo in Geneva, the largest indoor arena in the world.

            

CHI de Genève 2017: 7 au 10 décembre, Palexpo, Genève (SUI)

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping passe à l’étape suivante : Les meilleurs cavaliers du monde se donnent rendez-vous à Genève pour le dernier Majeur de l'année afin de relever le défi ultime des sports équestres.

Dès la première édition internationale, en 1926, le Concours Hippique International de Genève était déjà synonyme de très haut niveau pour le saut d’obstacles et s’était imposé comme un rendez-vous équestre traditionnellement incontournable. Les vainqueurs du très prisé Rolex Grand Prix laisseront leur empreinte à jamais dans l'histoire de ce sport.

L’an dernier, ce fut un Brésilien qui a marqué de son nom la saga genevoise : Pedro Veniss, en selle sur son cheval Quabri de l’Isle, a eu raison de l’élite mondiale et a pu ainsi célébrer sa première victoire en Majeur à Palexpo, la plus grande piste indoor du monde: « C’est définitivement la plus belle victoire de ma carrière », affirme ce cavalier de 34 ans qui a accompli cette incroyable performance il y a un an, presque jour pour jour. Un résultat exceptionnel qui était « la réalisation d’un de mes rêves d’enfant » et a permis de mettre son nom en lumière.

Mais celui qui se retrouve désormais sous les feux des projecteurs du Rolex Grand Slam of Show Jumping est encore plus jeune : Philipp Weishaupt a triomphé en septembre dernier dans le Grand Prix du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› 2017 et se présentera à Genève en nouveau candidat au Grand Chelem. Une position que ce cavalier de 32 ans connaît déjà puisqu’en 2016, il s’était adjugé le Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle. Il avait alors laissé passer sa chance et ne remporta donc pas le bonus associé aux deux victoires dans un même cycle de Grand Chelem. Mais cela pourrait bien changer : « Maintenant que j’ai remporté deux Majeurs outdoor, mon envie est encore plus grande de gagner les deux Majeurs indoor. Je sais que cela va être dur, mais je vais tout faire pour », assure Philipp Weishaupt. Et s’il devait triompher cette fois-ci à Genève, il pourrait ensuite viser enfin ce Grand Chelem en mars prochain à Bois-le-Duc dans le cadre de The Dutch Masters aux Pays-Bas.

Inutile de se poser la question : on sait vers qui tous les regards seront tournés quand Philipp Weishaupt entrera en piste le 10 décembre pour se lancer sur le parcours du Rolex Grand Prix. Mais il ne sera pas le seul cavalier sur lequel se focaliseront les spectateurs : le Belge Grégory Wathelet qui s’est adjugé en juillet le Rolex Grand Prix d’Aix-la-Chapelle, visera à Genève la prime de 250 000 d’euros promise au cavalier capable de remporter deux Majeurs dans un même cycle de Grand Chelem. Et puis, toute l’attention du public sera aussi portée sur leur favoris, Steve Guerdat : le Champion olympique a déjà triomphé à trois reprises dans ce Majeur de Genève, la dernière fois en 2015 et il est évident qu’il ait envie d’inscrire à nouveau son nom au palmarès des vainqueurs de ce Rolex Grand Prix. Qui sera le prochain vainqueur du Majeur de Genève 2017 à entrer ainsi dans l’histoire ?

« C’est impossible d’exprimer ce sentiment avec des mots »

Philipp Weishaupt, winner of the CP ‚International‘, presented by Rolex at the Spruce Meadows ‘Masters’ 2017. Philipp Weishaupt, winner of the CP ‚International‘, presented by Rolex at the Spruce Meadows ‘Masters’ 2017.

Dimanche, Philipp Weishaupt a remporté le  CP ‹International›, presented by Rolex , Grand Prix du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› 2017, et pouvait ainsi célébrer la deuxième victoire de sa carrière en Majeur après celle du Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2016. Interview de ce cavalier allemand de 32 ans après ce deuxième succès lors du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

 

Un grand bravo pour cette victoire du  CP ‹International›, presented by Rolex, Grand Prix du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› 2017 !  Beaucoup de cavaliers rêvent toute leur vie d’une victoire en Majeur et vous, vous en êtes à votre deuxième. Est-ce que votre joie est tout aussi intense que la première fois ?

Philipp Weishaupt : Complètement ! Aix-la-Chapelle et Calgary sont deux Grands Prix que tout cavalier rêve de gagner. Le sentiment d’avoir remporté les deux à l’aube de ma jeune carrière est tout simplement inexprimable. Je veux surtout remercier mon cheval LB Convall sans qui ce triomphe aurait été impossible. Sa qualité est hors du commun. Lorsque nous avons gagné à Aix-la-Chapelle, LB Convall n’avait que 9 ans et il était au début de sa carrière. Cette victoire fut un peu une surprise et l’a projeté sur la scène internationale. À Calgary, nous faisions partie des favoris dès le début et ce n’était pas particulièrement facile pour moi d’assumer ce rôle.  Mais LB Convall  m’a facilité la tâche. Il m’a donné de bonnes sensations tout au long du concours et dimanche il a sauté d’une façon extraordinaire.


Spruce Meadows, c’est presque chez lui…

Weishaupt : Tout à fait. À 10 ans, il en est déjà à son cinquième Calgary. LB Convall adore « l’International Ring ». De telles grandes pistes en herbe lui conviennent particulièrement. L’an dernier, nous sommes restés cinq semaines sur le circuit estival de Spruce Meadows. Cela a été une préparation idéale pour Aix-la-Chapelle et bien évidemment pour le ‹Masters›. 


Cependant, les deux prochaines étapes du Rolex Grand Slam of Show Jumping se courront en indoor et sur une piste en sable : comment évaluez-vous vos chances pour ces deux Majeurs à venir ?

Weishaupt : Je crois en les qualités de LB Convall, même en indoor, et je vais bien sûr le préparer aussi bien que possible pour ces deux étapes. Mais on peut toujours se préparer au mieux et se présenter au meilleur de sa forme, il reste une part de chance pour gagner un Majeur. Ce qu’a réalisé Scott Brash il y a deux ans, en remportant trois Majeurs consécutifs, n’est pas prêt de se reproduire de sitôt. Mais les étapes du Grand Chelem restent les quatre plus beaux concours du monde. Unir les deux meilleurs indoors et les deux meilleurs concours sur herbe est vraiment quelque chose de spécial et chaque cavalier rêve de remporter le Grand Chelem. En tout cas, je vais concentrer toute mon énergie pour ce défi !

Philipp Weishaupt and Philipp Weishaupt and "LB Convall" winning the "CP ‘International’ Grand Prix presented by Rolex" at the Spruce Meadows 'Masters' 2017, Photo: Rolex Grand Slam / Pascal Renauldon


Philipp Weishaupt remporte le CP ‹International›, presented by Rolex, Grand Prix du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› 2017. En selle sur LB Convall, le cavalier allemand a été le seul à avoir pu enchainer les deux manches sans-faute dimanche après-midi face aux top stars du saut d’obstacles international lui permettant de décrocher la seconde étape de l’année du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Après sa victoire dans le Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle en 2016, le jeune cavalier allemand (32 ans) signe ainsi la deuxième victoire de sa carrière en Majeur.

« C’est impossible d’exprimer avec des mots ce que je ressens après ce succès. Je veux surtout remercier mon cheval LB Convall sans qui ce triomphe aurait été impossible. Sa qualité est prodigieuse », s’exclamait Philipp Weishaupt, seul cavalier double sans-faute battant ainsi Luciana Diniz (POR) avec Fit For Fun 13 et McLain Ward (USA) avec HH Azur. Désormais, Philipp Weishaupt va pouvoir se préparer au challenge ultime des sports équestres, le Rolex Grand Slam of Show Jumping : c’est à dire d’essayer de remporter trois victoires en Majeurs consécutives et le bonus d’un millions d’euros. Ainsi, si Philipp Weishaupt devait décrocher une nouvelle victoire en Majeur au CHI de Genève 2017, il se rendra à The Dutch Masters à Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, en mars 2018 avec le Grand Chelem pour objectif. Un défi relevé par Scott Brash il y a deux ans : trois victoires consécutives en Majeur, un exploit exceptionnel que l’on est certainement pas près de revoir de sitôt. « Mais je m’y emploierai de toutes mes forces, » a promis Philipp Weishaupt qui porte déjà son objectif sur la prochaine étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Grégory Wathelet a également essayé de faire de son mieux à Calgary, malheureusement cette deuxième victoire d’affilée en Majeur a échappé au vainqueur du Rolex Grand Prix du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017. Pourtant, tout au long de cette semaine du Spruce Meadows ‹Masters›‚ le Belge s’est montré plutôt convaincant. Dimanche, il se présenta en piste avec son étalon Eldorado van het Vijverhof avec d’excellentes dispositions, pourtant il boucla son CP ‹International›, presented by Rolex avec 8 points lors la première manche et se plaça à la 29ème place.

Pedro Veniss, vainqueur du Rolex Grand Prix au CHI de Genève 2016, pouvait espérer à Calgary le bonus de 250 000 euros promis pour deux victoires non consécutives lors d’un cycle de Grand Chelem, n’a pas été plus heureux. Avec son bel étalon alezan brûlé Quabri de l’Isle, le Brésilien fit une faute et un point de temps dépassé et prit la 22ème place.
 

Les jeux son faits, la liste de départ est gravée : cinquante couples parmi les meilleurs mondiaux seront au départ sur le mythique « International Ring » de Spruce Meadows pour le challenge ultime : la victoire dans le « CP ‹International›, presented by Rolex » doté de trois millions de dollars canadien.

Deux manches sur des parcours de niveau cinq étoiles pour cette étape canadienne du Rolex Grand Slam of Show Jumping attendent les cavaliers. Et si certains d’entre eux parvenaient à boucler ces deux tours sans-faute, la victoire pour ce Majeur se décidera au barrage.

Le plateau promet une compétition au superlatif : à commencer par les prétendants actuels au Grand Chelem, le Belge Grégory Wathelet et le Brésilien Pedro Veniss qui affronteront le n°1 mondial Kent Farrington (USA), Scott Brash (GBR), le gagnant du Grand Chelem 2015 et vainqueur de ce même Majeur canadien l’an dernier, ou encore le champion olympique Eric Lamaze, qui se sont également qualifiés pour le Grand Prix. Les spectateurs pourront également applaudir Kevin Staut (FRA), le champion olympique par équipe, Christian Ahlmann (GER), le vainqueur du Majeur 2014 d’Aix-la-Chapelle, Cian O’Connor (IRE), le tout nouveau champion d’Europe par équipe, le n°2 mondial Lorenzo de Luca (ITA), le champion olympique Steve Guerdat (SUI) et Maikel van der Vleuten (NED), le champion du monde par équipe en titre, ainsi que la star portugaise Luciana Diniz pour ne citer que quelques-uns parmi les grands noms de ce sport que l’on retrouvera dimanche sur la liste de départ du Grand Prix.

La première manche du « CP ‹International›, presented by Rolex » démarrera dimanche à midi, heure locale (UTC/GMT -6:00). L’ensemble de l’épreuve sera diffusée en direct sur Internet : les téléspectateurs canadiens pourront la suivre à partir de midi, heure locale (UTC/GMT -6:00) sur CBC (www.cbc.ca/sports) ou bien sur le site de Spruce Meadows (www.sprucemeadows.com). Pour les téléspectateurs des autres pays, il sera également possible de vivre cette étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping dès midi, heure locale (UTC/GMT -6:00) grâce au livestream qui sera proposé sur www.rolexgrandslam.com.
 

World No.1 Kent Farrington and World No.1 Kent Farrington and "Voyeur" at the Spruce Meadows 'Masters' 2017, Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof

Grégory Wathelet and „Eldorado van het Vijverhof” Grégory Wathelet and „Eldorado van het Vijverhof” competing in the “Cana Cup” at the Spruce Meadows ‘Masters’ 2017

Les meilleurs cavaliers du monde se sont donnés rendez-vous au Spruce Meadows ‹Masters› 2017, deuxième étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping, dans la ville canadienne de Calgary et les candidats actuellement en course pour le Grand Chelem, Grégory Wathelet et Pedro Veniss, ont d’ores et déjà assuré leurs places pour le Grand Prix de dimanche.

Grégory Wathelet, vainqueur de la dernière étape du Grand Chelem, en juillet dernier à Aix-la-Chapelle, s’est classé 7ème jeudi après-midi de la « Cana Cup » décrochant ainsi son sésame pour le « CP ‹International›, presented by Rolex », Grand Prix doté de trois millions de dollars canadiens. « Mon cheval, ‹Eldorado› est en super forme et comme la qualification pour le Grand Prix est désormais acquise, il s’agit pour les prochains jours d’entretenir sa fraicheur et de la garder motivé pour arriver dans les meilleurs conditions dimanche », révèle le cavalier belge qui partira pour une deuxième victoire de Majeur consécutive. Et si Grégory Wathelet devait remporter effectivement ce « CP ‹International›, presented by Rolex », il pourrait alors s’imaginer conquérir le Grand Chelem en décembre au CHI de Genève.

Pedro Veniss, le vainqueur du « Rolex Grand Prix » du CHI de Genève 2016, se présentera au départ du Grand Prix du Spruce Meadows ‹Masters› 2017, dimanche, avec le bonus de 250 000 euros en ligne de mire, prime récompensant deux victoires non consécutives en Majeur au cours d’un même cycle de Grand Chelem. Le Brésilien a prouvé jeudi qu’il méritait de figurer parmi les favoris pour une victoire dans le « CP ‹International›, presented by Rolex » : il a conclu la « Cana Cup » à la 4ème place assurant également sa qualification pour le Grand Prix de dimanche. « Mes chevaux sont bien préparés et j’espère que celui que je monterai dimanche livrera une belle performance ».

Quatre qualifications pour le Grand Prix se sont déjà courues, il en reste trois : vendredi, les cavaliers pourront décrocher des billets pour le « CP ‹International›, presented by Rolex », dans la « Friends of the Meadows Cup » et dans l’épreuve des Six Barres « Atco ». Les toutes dernières places seront distribuées lors de la « Coupe des Nations BMO » samedi prochain. La liste de départ sera alors définitive avec 50 noms, 50 couples qui batailleront dimanche pour la victoire dans ce Majeur canadien du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

The picture enclosed shows the Rolex Grand Slam Trophy in the The Rolex Grand Slam Trophy in the "International Ring" of Spruce Meadows.

Demain, mercredi, sera donné le coup d’envoi du Spruce Meadows ‹Masters› dans la ville canadienne de Calgary, deuxième étape de l’année du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Dès cette première journée de concours, seront distribuées les premières places pour le Grand Prix de dimanche.

De mercredi à vendredi, les cavaliers auront ainsi la possibilité de se qualifier au travers de deux épreuves quotidiennes pour le « CP ‹International›, presented by Rolex », doté de trois millions de dollars canadiens. Les derniers billets seront attribués lors de la Coupe des Nations, samedi prochain. La liste de départ sera alors définitive, composée de cinquante couples qui pourront se disputer le Majeur de dimanche.

Les meilleurs cavaliers du monde, représentant dix-neuf nations, seront au départ. Le pays hôte, le Canada, pourra compter sur ses cavaliers de légende, Éric Lamaze et Ian Millar. Son voisin, les États-Unis, a délégué ses meilleurs représentants à commencer par le n°1 mondial Kent Farrington, ainsi que l’ex-championne olympique Beezie Madden, le vainqueur de la dernière Coupe du monde, McLain Ward ou encore Lauren Hough. Côté européen, tous les plus grands seront au rendez-vous canadien : le vainqueur de l’an passé, Scott Brash (GBR), Kevin Staut (FRA), Christian Ahlmann (ALL), Lorenzo de Luca (ITA), Steve Guerdat (SUI), Sergio Alvarez Moya (ESP), Henrik von Eckermann (SUE), Cian O’Connor (IRL), Maikel van der Vleuten (NED) ou encore Luciana Diniz (POR) pour ne citer que quelques-uns parmi les noms les plus célèbres qui porteront les couleurs européennes à Calgary.

Bien évidemment, les deux candidats à un bonus du Rolex Grand Slam of Show Jumping seront de la partie lors du Spruce Meadows "Masters" : à commencer par le Belge Grégory Wathelet qui pourra faire un pas de plus dans sa quête de Grand Chelem. Si, après sa victoire dans le « Rolex Grand Prix » du CHIO d’Aix-la-Chapelle en juillet, il remettait cela à l’occasion du « CP ‹International›, presented by Rolex », ce serait sa deuxième victoire consécutive en Majeur qui lui ouvrirait les portes vers un titre de Grand Chelem en décembre, lors du CHI de Genève. C’est d’ailleurs ce Majeur qu’avait précisément remporté l’an dernier Pedro Veniss. Un succès à Calgary pour le Brésilien se solderait alors par la prime de 250 000 euros promise au vainqueur de deux étapes non consécutives lors d’un même cycle de Grand Chelem.

Mais d’abord, tous ces athlètes devront se soumettre aux phases de qualification : premiers parcours demain à 9H00 avec la « Telus Cup », un épreuve dont les trois premiers se verront offrir un billet direct pour le « CP ‹International›, presented by Rolex » de dimanche.

« Une victoire en Majeur inspire le respect ! »

The picture enclosed shows Gregory Wathelet and The picture enclosed shows Gregory Wathelet and "Corée", winners of the "Rolex Grand Prix" at CHIO Aachen 2017.

Nous y voilà ! Le Rolex Grand Slam of Showjumping accueille les meilleurs cavaliers du monde pour le deuxième Majeur de l’année dans la ville canadienne de Calgary : lors du Spruce Meadows ‹Masters›, du 6 au 10 septembre, le Belge Grégory Wathelet focalisera particulièrement l’attention car il montera pour une deuxième victoire consécutive vers un titre de Grand Chelem. Quels sont ses desseins pour cette nouvelle étape du Rolex Grand Slam, quel challenge attend à Spruce Meadows cheval et cavalier et pourquoi ce 10 septembre pourrait bien être la journée la plus importante de sa carrière ?  Le cavalier de 36 ans nous révèle tout dans cette interview. 

 

Votre triomphe dans le  « Rolex Grand Prix » du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 constituait votre première victoire en Majeur : est-ce un tournant important dans votre carrière ?

Gregory Wathelet : Absolument. Tout cavalier rêve de voir son nom inscrit sur ce tableau d’honneur en entrée de piste du stade d’Aix-la-Chapelle et pour moi c’est fabuleux d’apparaître sur cette liste prestigieuse. Une victoire en Majeur n’a rien à voir avec tout autre victoire en Grand Prix. Cela inspire le respect et on le ressent quand les autres cavaliers viennent vous féliciter. De voir mon entourage, à commencer par mon propriétaire, si heureux à Aix-la-Chapelle fut la plus belle sensation du monde.


Cette victoire signifie pour vous le début de votre Rolex Grand Slam of Show Jumping : êtes vous prêt pour ce défi ?

Wathelet : Oui, je suis prêt à relever ce défi ! Quand ce Grand Chelem a été instauré, pour nous, cavaliers, c’était énorme de voir les meilleurs concours du monde ainsi réunis. Cela nous incite encore plus à tout faire pour livrer le meilleur de nous-mêmes sur ces Majeurs, à essayer d’être plus forts encore. Désormais, c’est à moi qu’est donnée la chance de faire mes preuves sur le Grand Chelem et j’attends les prochaines étapes avec impatience.


En quoi le Spruce Meadows ‹Masters› est-il si particulier ?

Wathelet : C’est un concours vraiment différent dans un lieu inhabituel pour nous cavaliers : l’ambiance est vraiment exceptionnelle, chargée d’histoire et de traditions, comme c’est d’ailleurs le cas à Aix-la-Chapelle. Et cependant, Spruce Meadows se démarque des autres Majeurs du Grand Chelem : la construction de parcours est différente, très spécifique. Tout semble plus gros, plus massif pour les chevaux également. Il faut disposer d’un cheval qui ne se laisse pas impressionner par ces volumes. C’est pourquoi je ferai confiance à  « Eldorado ». Il s’est toujours montré à la hauteur ces dernières années à Calgary et, entretemps, il a fait de très très bons résultats sur d’autres concours. C’est un cheval capable de sauter n’importe où et n’importe quoi.


Le 10 septembre sera le jour du Grand Prix de Calgary… et celui de votre anniversaire : que vous souhaitez-vous pour ce jour-là ?

Wathelet : La victoire, évidemment ! (rires) Non, sérieusement, c’est un hasard que ces deux évènements tombent le même jour, mais j’essaierai surtout de ne pas y penser. Je veux avant tout faire de mon mieux en parcours et on verra ce qu’il en ressortira. Ce sera une épreuve très dure et la concurrence sera rude. Honnêtement, mes chances de gagner là-bas sont aussi grandes – ou aussi réduites – que celle de n’importe quel autre cavalier qui sera au départ. Tout le monde voudra gagner, tout le monde aura son meilleur cheval. Mais j’irai à Calgary avec des chevaux au meilleur de leur forme et je ferai tout pour que ce 10 septembre soit un grand jour pour moi.

The picture enclosed shows the International Ring of Spruce Meadows. It can be used free of charge (picture: Rolex Grand Slam of Show Jumping/Kit Houghton) International Ring of Spruce Meadows

Quand le sport écrit l’histoire, alors un athlète devient un héros, une victoire se transforme en triomphe, un terrain de sport en symbole. À cet égard, Spruce Meadows est légendaire.

Depuis 1976 les meilleurs cavaliers du monde se donnent rendez-vous dans ce majesteux centre équestre au pied des Rocheuses canadiennes, pour se mesurer dans une compétition du plus haut niveau qui soit. Le Spruce Meadows ‹Masters› de septembre, étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping, est un moment phare de la saison internationale de saut d’obstacles. Le cavalier, qui quitte « l’International Ring » en tant que gagnant du Majeur après le Grand Prix, s’octroie sa place au Panthéon des sports équestres.

En 2016, c’était Scott Brash, qui remportait le « CP ‹International›, presented by Rolex ». Exactement comme l’année précédente où le Britannique décrochait le Rolex Grand Slam of Show Jumping lors du Spruce Meadows ‹Masters› 2015 s’installant ainsi dans la légende : il devenait le tout premier cavalier à pouvoir remporter trois victoires consécutives en Majeur et s’offrir ainsi le Grand Chelem.

La même chose pourrait arriver à Grégory Wathelet : grâce à sa victoire dans le « Rolex Grand Prix » du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017, le Belge fera le voyage à Calgary en tant que prétendant au Grand Chelem. Et si il arrive à remporter, en plus de célébrer son 37ème anniversaire le 10 septembre 2017, sa deuxième victoire consécutive en Majeur, cela signifiera que Wathelet se rendra alors au CHI de Genève en décembre pour tenter de remporter le titre de Grand Chelem.

« Tout cavalier rêve de décrocher le Rolex Grand Slam of Show Jumping. Les Majeurs constituent les plus beaux et les plus difficiles concours de notre sport. On est confronté aux meilleurs couples du monde et je sais combien il est difficile de gagner également à Calgary. Pour moi, c’est une occasion unique et j’y mettrai toute mon énergie », promet Wathelet, qui, il y a deux ans avait signé son meilleur résultat à Calgary en se classant à la sixième place du Grand Prix.

Pedro Veniss a également de bons souvenirs du Spruce Meadows ‹Masters› où, en 2015, il avait pris la troisième place du « CP ‹International›, presented by Rolex ». Le Brésilien est revenu en 2016 où il a été très performant tout le long de l’événement et se classa 8ème dans le Grand Prix. Et à nouveau l’été dernier, sur le circuit estival de Spruce Meadows, il remporta un Grand Prix 5*.

Et si jamais Veniss devait briller une fois de plus sur cet « International Ring », cela ne pourrait pas mieux tomber si c’était lors du ‹Masters›. En effet, grâce à sa victoire dans le « Rolex Grand Prix » du CHI de Genève 2016, il peut tenter de remporter à Calgary le bonus attribué lors de deux victoires non consécutives dans un même cycle du Grand Chelem.  « Mes chevaux sont parfaitement préparés et ont déjà sauté admirablement bien sur cette piste cet été. Je crois encore en nos chances, » affirme le Brésilien de 34 ans. « Mais bon, tout cela va se jouer sur la piste. ».

Scott Brash, Grégory Wathelet, Pedro Veniss : ce ne sont là que trois parmi les grands noms de ce sport qui rêvent de faire un exploit lors du Spruce Meadows ‹Masters› 2017. Mais qui va remporter ce Majeur le 10 septembre prochain ? A la fin, c’est le sport qui écrira sa propre histoire et un nouveau chapitre du Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Interview du vainqueur de Majeur Gregory Wathelet

Dimanche, Gregory Wathelet s’est adjugé le « Rolex Grand Prix » lors de l’édition 2017 du CHIO d’Aix-la-Chapelle. Au cours de cette interview, le cavalier belge évoque sa fascination pour Aix-la-Chapelle, la substance dont sont faits les vainqueurs de Majeur et de ses projets pour son anniversaire.

 

Toutes nos félicitations pour cette victoire dans le Majeur d’Aix-la-Chapelle : comment avez-vous vécu ce  « Rolex Grand Prix » ? 

Gregory Wathelet : C’était tout simplement fantastique. L’ambiance d’Aix-la-Chapelle n’a pas d’égale, le public est incomparable. Lorsque l’on rentre dans ce stade, ce que l’on ressent est unique, cela n’a rien à voir avec les autres concours auxquels on participe chaque week-end. Tout le monde sait à l’avance que le « Rolex Grand Prix » est un challenge particulier et cette édition n’a pas échappé à la règle. Les chevaux doivent être sûrs d'eux et de leurs moyens. J’éprouve une grande fierté pour ma jument. Je ne pense pas que l’on puisse mettre ce résultat sur le compte de la chance. Je suis simplement convaincu que « Coree » a sauté de manière exceptionnelle. Cette victoire, c’est un cadeau de sa part. Grâce à elle, mon nom sera inscrit à jamais sur ce grand tableau d’honneur en entrée de piste, c’est le plus beau cadeau que j’aie jamais reçu.


A quel moment avez-vous compris que ce dimanche pourrait bien être votre jour ?

Wathelet : Honnêtement, pas avant que la dernière cavalière, Laura Kraut, n’ait franchi le dernier obstacle du barrage. Tout est resté ouvert jusqu’au bout, tous les cavaliers étaient surmotivés. Les Majeurs du Grand Chelem sont les plus belles, mais aussi les plus difficiles compétitions au monde et cela ne suffit pas de livrer 100% de soi-même. C’est à 500% qu’il faut se donner, en espérant que cela suffise. Aujourd’hui, on l’a fait !


Cette victoire signifie pour vous le début de votre propre Rolex Grand Slam of Show Jumping : quelle est désormais  votre feuille de route ?

Wathelet : Le Rolex Grand Slam of Show Jumping est un énorme défi pour nous, cavaliers. Nous sommes extrêmement reconnaissants envers Rolex pour cet indéfectible soutien à notre discipline permettant la tenue de concours aussi extraordinaires qu’Aix-la-Chapelle, Calgary, Genève et Bois-le-Duc. Je suis convaincu que c’est le rêve de tout cavalier que de décrocher un Grand Chelem et inutile de préciser que je vais tout faire pour préparer au mieux l’échéance du prochain Majeur. Mais pour le moment, je veux savourer cette victoire, ici, à Aix-la-Chapelle. Je vais attendre les prochains jours pour établir mes plans avec mon équipe pour Calgary.
 


Vous fêterez votre anniversaire le 10 septembre prochain, jour du Grand Prix de Calgary : une deuxième victoire en Majeur ne serait-elle pas un cadeau d’anniversaire idéal ?

Wathelet : Evidemment (rires). Mais comme je viens de dire, pour le moment, je veux d’abord profiter de cette victoire à Aix. Nous verrons ensuite comment les choses vont se décanter. Mais une chose est sûre, je vais assurément fêter mon anniversaire à Calgary cette année.

Gregory Whatelet with the Rolex Grand Slam signpost Gregory Whatelet with the Rolex Grand Slam signpost (picture: Rolex Grand Slam of Show Jumping/Kit Houghton)

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping a commencé pour Gregory Wathelet

40.000 spectateurs ont assisté à l’ouverture d’un nouveau chapitre de l’histoire du saut d’obstacles lors du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 : après les deux manches et le barrage du « Rolex Grand Prix », Grand Prix d’Aix-la-Chapelle, Gregory Wathelet en selle sur « Coree » a dominé l’élite mondiale de sa discipline et s’offre sa première étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping, la première victoire de sa carrière sur un Majeur.

« C’est un rêve qui se réalise d’imaginer que mon nom va désormais être inscrit sur le tableau d’honneur en entrée de piste ! Pour remporter un Majeur, il ne suffit pas de se livrer à 100%. C’est à 500% qu’il faut se donner et aujourd’hui, on l’a fait ! Ma jument a été tout simplement incroyable », se réjouissait Gregory Wathelet qui est désormais en position de relever l’un des défis les plus difficiles des sports équestres : le cavalier qui réussira à gagner trois Majeurs consécutifs remportera alors le Rolex Grand Slam of Show Jumping et une dotation additionnelle s’élevant à un million d’euros. Pour Gregory Wathelet, il s’agit donc de se focaliser désormais sur Calgary où, du 6 au 10 septembre prochain, il visera une deuxième victoire consécutive en Majeur lors du Spruce Meadows ‹Masters› 2017.

Les vainqueurs des précédents Majeurs n’ont pu véritablement défendre leur chance pour un bonus de Grand Chelem : Scott Brash, qui avait terminé sur la plus haute marche du podium lors du Spruce Meadows ‹Masters› 2016, pouvait encore prétendre à une prime de 250 000 euros promise en cas de deux victoires non consécutives lors d’un même cycle de Grand Chelem. Mais le Britannique fit une faute sur la première manche avec sa jument « Ursula XII » et se plaça à la 9ème place. Quant au Brésilien Pedro Veniss, il n’a malheureusement pas pu participer au « Rolex Grand Prix », Grand Prix d’Aix-la-Chapelle». En effet, le vainqueur du CHI de Genève 2016 n’a pas connu une semaine des plus heureuses et ne s´est pas qualifié pour le Grand Prix. Mais le parcours du Brésilien en Grand Chelem ne s’arrête pas là pour autant : en septembre, lors du Spruce Meadows ‹Masters› 2017, il pourra toujours viser la prime de 250 000 euros pour deux victoires non consécutives lors d’un même cycle de Grand Chelem.

Gregory Wathelet, winner of the Gregory Wathelet, winner of the "Rolex Grand Prix" at CHIO Aachen 2017

Le Rolex Grand Slam en direct

Pour tous ceux qui, dimanche prochain, à 13h15 (HAEC), n’auront pas la chance d’assister sur place à la lutte entre les meilleurs cavaliers du monde pour la victoire en Majeur du « Rolex Grand Prix » du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017, ils auront la possibilité de la suivre en direct.

Les téléspectateurs allemands ou résidents en Allemagne pourront regarder ce « Rolex Grand Prix » à partir de 13h15 en direct sur la chaîne WDR ; puis, à 15h15 exactement, le relais sera repris par ARD, toujours en direct, pour la seconde manche.

Pour les téléspectateurs des autres pays, le Rolex Grand Slam of Show Jumping sera retransmis en live stream sur son propre site : à partir de 13h15 (HAEC) l’épreuve sera entièrement diffusée sur www.rolexgrandslam.com.

A Grand Slam bonus is at stake for Scott Brash in Aachen on Sunday. A Grand Slam bonus is at stake for Scott Brash in Aachen on Sunday.

Un Majeur avec des stars mondiales et des surprises

Le suspense aura été maintenu jusqu’au bout lors de cette semaine de concours du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017, mais désormais, on connaît les 40 cavaliers qui, dimanche après-midi, auront le droit de prendre le départ du « Rolex Grand Prix, Grand Prix d’Aix-la-Chapelle ».

Et, pour commencer, une énorme surprise : l’actuel prétendant du Grand Chelem, Pedro Veniss, ne sera pas de la partie, tel est le verdict de la troisième et ultime qualificative, le « Prix de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie » : « Sur la piste, j’ai remarqué que mon cheval , ‹Quabri de l‘Isle› n’était pas au mieux de sa forme et j’ai dû abandonner dès le premier obstacle franchi », annonça le Brésilien qui aurait dû terminer aujourd’hui en haut du classement pour espérer décrocher le sésame pour le Grand Prix Majeur. « C’était un rêve de pouvoir participer dimanche à ce ‹Rolex Grand Prix›, mais la santé de ‹Quabri› passe avant tout ».

Mais même si la chance n’était pas de son côté, son parcours pour le Rolex Grand Slam of Show Jumping de Pedro Veniss ne s’arrête pas là. En septembre, à l’occasion du Spruce Meadows ‹Masters› 2017, le Brésilien aura toujours la possibilité de remporter une seconde victoire en Majeur lors d’un même cycle de Grand Chelem. Pour le Britannique Scott Brash, il sera également toujours question de bonus dimanche prochain. En effet, le vainqueur du Spruce Meadows ‹Masters› 2016 fait partie des 40 élus de la liste de départ du « Rolex Grand Prix ».

Scott Brash aura affaire à une solide concurrence, le meilleur que le saut d’obstacles international est à même de proposer actuellement à commencer par le n°1 mondial, l’Étas-unien Kent Farrington, vainqueur de l’épreuve principale de la journée, le « Prix de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie » où il a démontré qu’il était au meilleur de sa forme. Ses coéquipiers, Beezie Madden, McLain Ward, Lauren Hough et Laura Kraut seront également au rendez-vous. Dans cette liste de départ du « Rolex Grand Prix », on retrouve, entre autres, les champions olympiques Steve Guerdat (SUI) et Éric Lamaze (CAN) ainsi que les champions olympiques français Kevin Staut et Roger-Yves Bost. L’Irlandais Bertram Allen, l’Italien Lorenzo de Luca, l’Espagnol Sergio Alvarez Moya, le Suédois Henrik von Eckermann et le Néerlandais Harrie Smolders ont également su décrocher leur ticket pour cette explication finale. Tout comme le plus jeune vainqueur de Majeur de tous les temps, le Belge Olivier Philippaerts qui, en 2012, à l’âge de 19 ans remportait le Grand Prix du Spruce Meadows ‹Masters› ; dimanche, il retrouvera ses compatriotes Gregory Wathelet et Pieter Devos, vainqueur du Majeur de Calgary en 2013.

Du côté du pays hôte, douze cavaliers se sont qualifiés dont le vainqueur de l’an dernier, Philipp Weishaupt, le triple vainqueur du Grand Prix d’Aix-la-Chapelle Ludger Beerbaum, la gagnante de 2005 Meredith Michaels-Beerbaum ainsi que les jeunes Laura Klaphake et Maurice Tebbel.

Les meilleurs cavaliers du monde ont donc rendez-vous dimanche à 13h15 pour se disputer le « Rolex Grand Prix, Grand Prix d’Aix-la-Chapelle ». L’un d’entre eux repartira de ce stade mythique en tant que vainqueur de ce Majeur et marquera le début d'une nouvelle ère pour le Rolex Grand Slam of Show Jumping.

Kent  FARRINGTON riding Uceko USA Kent Farrington and “Uceko”, winners of the “Prize of North Rhine-Westphalia”, the third and last qualifier for the “Rolex Grand Prix” on Sunday

La première qualification pour Eric Lamaze

La première grosse épreuve du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 a livré son verdict et, comme l’an dernier, ce « Turkish Airlines-Prix d’Europe», première qualificative pour le « Rolex Grand Prix » de dimanche, est revenu à Eric Lamaze et « Fine Lady ». Au barrage, le couple canadien a laissé sur place l’Allemand Ludger Beerbaum en selle sur « Chiara » et l’Irlandais Bertram Allen avec « Molly Malone ».

Pour sa première apparition sur le sol aixois, l’actuel prétendant au Grand Chelem, le Brésilien Pedro Veniss, a pu également se qualifier pour le barrage avec son crack « Quabri de l’Isle ». Malheureusement, à ce stade, le couple commettait deux fautes qui le reléguaient à la 18ème place. Un classement qui lui permet toutefois de garder de bonnes chances d’être sur la liste de départ du « Rolex Grand Prix » où se retrouveront les 40 meilleurs cavaliers à l’issue des trois épreuves qualificatives. Mais rien n’est encore décidé et on ne saura qu’à l’issue de la troisième et dernière qualification, vendredi après-midi, quels seront les couples qui pourront prendre le départ de ce Majeur final.

La prochaine épreuve qualificative pour ce « Rolex Grand Prix, Grand Prix d’Aix-la-Chapelle », doté d’un million d’euros, sera la « Mercedes-Benz Coupe des Nations », en nocturne jeudi soir à partir de 19h30, épreuve qui attribuera automatiquement aux 18 meilleurs cavaliers un ticket pour le Grand Prix. Le « Prix de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie », vendredi à partir de 12h45, constituera la dernière chance de décrocher une place pour le Majeur final.

Le gagnant du Grand Chelem 2015, Scott Brash avait d’ores et déjà assuré sa qualification avant même cette première épreuve. Vainqueur du Majeur des Spruce Meadows ‹Masters› 2016, l’Ecossais conserve une chance de décrocher le bonus pour deux victoires lors d’un même cycle de Grand Chelem et il était, avec sa jument « Ursula XII », déjà pré-qualifié pour le « Rolex Grand Prix ».

Eric  LAMAZE riding Fine Lady 5 CAN Winner of the Turkish Airlines-Prize of Europe Eric LAMAZE riding Fine Lady 5 CAN Winner of the Turkish Airlines-Prize of Europe

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping revient en Allemagne : le CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 est en pleine effervescence et dans les prochains jours, les meilleurs cavaliers du monde vont en découdre pour décrocher une place dans l’épreuve la plus convoitée, le final en apothéose du dimanche, le « Rolex Grand Prix, Grand Prix d’Aix-la-Chapelle » et son million d’euros pour lequel les meilleurs vont tout faire pour se le partager.

Il n’y a pas que le pays hôte qui sera représenté avec la crème de ses cavaliers comme Ludger Beerbaum, Christian Ahlmann, Meredith Michaels-Beerbaum, Marcus Ehning ou encore le vainqueur de l’an dernier, Philipp Weishaupt. Les Etats-Unis, par exemple, présenteront au Stade de Soers leur meilleure équipe avec notamment l’actuel leader du classement mondial, Kent Farrington et le dernier vainqueur de la Coupe du monde McLain Ward. Les Français ne seront pas en reste avec Kevin Staut, Roger-Yves Bost et Philippe Rozier, trois des quatre cavaliers de l’équipe qui avait décroché la médaille d’or aux Jeux olympiques de Rio 2016. Les visiteurs du festival mondial des sports équestres pourront aussi se réjouir de la participation du médaillé de bronze individuel à Rio, le Canadien Eric Lamaze, du jeune phénomène irlandais Bertram Allen, de l’Italien volant Lorenzo de Luca ou du Suisse Champion olympique 2012, Steve Guerdat.

Pour tous ces athlètes, une victoire dans le Grand Prix dimanche marquerait le début de leur cycle personnel sur le Rolex Grand Chelem : en effet, le cavalier réussissant à aligner trois victoires consécutives dans les Majeurs entrerait dans l’histoire du Rolex Grand Slam of Show Jumping et décrocherait une prime d’un million d’euros. Le Britannique Scott Brash est le seul cavalier à l’avoir fait en 2014/15 et il sera à nouveau sous les feux des projecteurs lors de l’édition 2017 du CHIO d’Aix-la-Chapelle : grâce à sa victoire lors du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› 2016, il lui reste en effet encore la possibilité de décrocher un bonus de 250 000 euros pour deux victoires non consécutive au cours d’un même cycle de Grand Chelem.

C’est avec la veste de prétendant actuel au Grand Chelem que Pedro Veniss se rend à Aix-la-Chapelle : après sa victoire au CHI de Genève en décembre dernier, le Brésilien peut maintenant aligner deux victoires de suite. S’il gagne dimanche le « Rolex Grand Prix », il s’envolera en septembre pour un Grand Chelem à Calgary.

Mais pour cela, et comme pour beaucoup d’autres cavaliers, Pedro Veniss devra d’abord se qualifier pour le Grand Prix : tout commencera par le « Turkish Airlines Prix d’Europe », l’épreuve principale de mercredi, premier pas sur le chemin vers la liste de départ du « Rolex Grand Prix » qui passera par la « Mercedes-Benz Coupe des Nations » jeudi soir et le « Prix de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie », l’épreuve principale de vendredi. Il lui suffira de faire un bon classement dans l’une de ces épreuves pour décrocher sa place parmi les 40 élus pour l’épreuve finale de ce Majeur.

Pedro Veniss parviendra-t-il à faire partie de cette prestigieuse liste de départ de ce CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 ? Et deviendra-t-il à nouveau un vainqueur de Majeur à l’issue de ce « Rolex Grand Prix » ? Ce lancement de la nouvelle saison du Rolex Grand Slam sera en tout cas un grand moment !

The picture enclosed shows the Rolex Grand Slam trophy (picture: Rolex Grand Slam of Show Jumping/Andreas Steindl). The picture enclosed shows the Rolex Grand Slam trophy (picture: Rolex Grand Slam of Show Jumping/Andreas Steindl).

Pour le premier Majeur de l’année 2017, le Rolex Grand Slam of Show Jumping recevra les meilleurs cavaliers du monde en Allemagne : du 14 au 23 juillet, ils se retrouveront au CHIO d’Aix-la-Chapelle et se disputeront le mythique « Rolex Grand Prix », le dernier dimanche. Rencontre avec l’actuel prétendant au Grand Chelem, le Brésilien Pedro Veniss, qui nous parle de ses rêves d’enfant, d’un été à Calgary et du cheval le plus adorable au monde.

 

Cela fait que six mois que vous avez remporté le Majeur de Genève : que s’est-il passé pour vous et votre cheval « Quabri de l’Isle » depuis ?

Pedro Veniss: C’est encore une sensation très forte que d’y repenser aujourd’hui. Cette victoire ne s’effacera jamais de ma mémoire. Elle reste la plus importante de ma carrière à ce jour. Après Genève « Quabri » a eu une pause et parti pour deux mois au haras pour être prélevé. Ensuite, je l’ai remis en route sur des petits concours et notre retour au haut-niveau s’est effectué à Versailles, notre premier concours de cinq étoiles depuis Genève.


Et là, vous avez remporté le « Rolex Grand Prix » !

Veniss: Oui, c’était super ! « Quabri » a ainsi déjà démontré qu’il était en grande forme. Mais pour le préparer au mieux pour Aix-la-Chapelle, j’ai passé le mois de juin à Spruce Meadows pour participer au circuit estival. Les grandes pistes en herbe comme Spruce Meadows et Aix-la-Chapelle sont très particulières et l’on n’en trouve pas beaucoup de telles sur le circuit international. Philipp Weishaupt et « LB Convall » étaient également l’été dernier à Calgary – et ils ont ensuite gagné à Aix-la-Chapelle. Du coup, j’espère que ce plan va également fonctionner pour moi.


Comment évaluez-vous vos chances de victoire ?

Veniss: Avec « Quabri », j’ai un partenaire inouï sous la selle ; il a relevé tous les défis. C’est un cheval avec lequel on peut gagner les grosses épreuves ! Il n’a pas de mauvais jour, il donne toujours le meilleur de lui-même, quel que soit le concours, et il adore la compétition. Il a un mental incroyable et de plus, c’est le cheval le plus adorable au monde. J’ai une chance énorme de pouvoir le monter et je crois en une victoire à Aix-la-Chapelle. Mais je dois être aussi bon que lui le jour J !


Ce sera votre toute première participation à Aix-la-Chapelle : qu’attendez-vous de ce rendez-vous ?

Veniss: Je suis Brésilien et pour moi, Aix-la-Chapelle est le Maracanã des sports équestres. Quand j’étais petit, cela a toujours été mon rêve de monter à Aix-la-Chapelle. J’ai eu une première opportunité en 2006 pour les Jeux équestres mondiaux, mais mon cheval s’est blessé peu de temps avant. Et depuis, mon envie que ce rêve devienne enfin une réalité est encore plus forte.


Comment imaginez-vous le moment où, pour la première fois, vous entrerez dans ce grand stade ?

Veniss: Je crois que cela va être une expérience inoubliable ! Je ne crois qu’en moi-même, je revivrai tous les moments de ma carrière qui m’ont mené à Aix-la-Chapelle. Dans le public, il y aura ma famille qui me poussera. Ce ne sera pas un concours comme les autres et je livrerai le meilleur de moi-même pour notamment remporter le « Rolex Grand Prix » le dimanche !

The picture enclosed shows Pedro Veniss and The picture enclosed shows Pedro Veniss and "Quabri de l'Isle", winners of the Major in Geneva in 2016 and current Rolex Grand Slam contenders.

Comment les meilleurs cavaliers du monde se préparent-ils à l’ultime défi de leur sport ? Comment célèbrent-ils une victoire en Majeur et comment leur entourage les attend chez eux pour fêter ce triomphe à leur retour ? Que se passe-t-il dans les coulisses des concours les plus renommés du monde, Calgary, Genève, Aix-la-Chapelle et Bois-le-Duc ?

Dorénavant tout cela, et plus encore, sera révélé dans la nouvelle Social Newsroom du Rolex Grand Slam of Show Jumping à découvrir sur Twitter, Instagram et Facebook avec le hashtag #RolexGrandSlam ou par le biais des liens vers ces réseaux à partir de la page d’accueil du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Ainsi toutes les informations et indiscrétions sur le trophée le plus convoité des sports équestres internationaux n’auront plus de secret pour vous !

Le CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 va écrire l’histoire!

En effet, cette année, le Festival Mondial des Sports Équestres lancera non seulement la nouvelle saison du Rolex Grand Slam of Show Jumping, mais il inaugurera également le plus gros challenge jamais présenté dans ce sport : celui qui remportera le « Rolex Grand Prix » sera le premier cavalier à pouvoir prétendre à un bonus encore plus spectaculaire que propose désormais le Rolex Grand Slam of Show Jumping.


Ce nouveau cycle du Grand Chelem marque l’entrée de The Dutch Masters, qui se tient dans la ville néerlandaise de Bois-le-Duc, en tant que nouvelle étape de la série si bien qu’elle comprendra désormais quatre Majeurs – un par trimestre : le CHIO d’Aix-la-Chapelle en juillet, le Spruce Meadows ‹?Masters?› en septembre, le CHI de Genève en décembre et, pour terminer, The Dutch Masters, qui accueillera les meilleurs cavaliers du monde pour la première fois en tant que Majeur du Rolex Grand Slam of Show Jumping en mars 2018.


Mais l’entrée de cette quatrième étape ne signifie pas pour autant que l’ancien système soit remis en question : trois triomphes consécutifs en Majeur du Grand Chelem donnera toujours droit à la super-prime d’un million d’euros en plus de la dotation des épreuves. Cependant, le nouveau système ouvre une option supplémentaire : si, en plus, un cavalier venait à remporter également le quatrième Majeur il verrait sa prime doubler et passer à deux millions d’euros !


Pour les couples qui prendront part cette année au CHIO d’Aix-la-Chapelle, cela signifie qu’il faudra redoubler de concentration et ne se relâcher à aucun moment ! Car il n’y a que 40 places attribuées dans le « Rolex Grand Prix » le dernier dimanche et le Festival Mondial des Sports Équestres accueille généralement les meilleurs cavaliers de la planète avec leurs meilleurs chevaux.


Cela fait 90 ans, depuis 1927, que l’élite des sports équestres se donne traditionnellement rendez-vous dans ce mythique parc équestre du Aachener Soers, qui, chaque année attire quelques 350 000 visiteurs. Et ce sont 40 000 spectateurs qui, le dernier dimanche, remplissent les tribunes bondées du stade. Un public euphorique qui veut vivre de près et en live, l’histoire qui s’écrit au fil des  « Rolex Grand Prix ». 


L’an dernier, c’est un jeune allemand qui a tenu la plume : Philipp Weishaupt, en selle sur son étalon gris « LB Convall » s’est offert cette victoire de Majeur devant l’ecossais Scott Brash – vainqueur du Rolex Grand Slam of Show Jumping 2014/15 – qui montait cette fois-ci sa jument « Ursula XII ». Ce couple devait remporter ensuite le Grand Prix du Spruce Meadows ‹?Masters?› 2016 pour se présenter au CHI de Genève en décembre dernier en tant que nouveau prétendant au Grand Chelem.


Mais le « Rolex Grand Prix » du CHI de Genève a été remporté par Pedro Veniss et « Quabri de l’Isle » –  le couple sur qui, désormais, tous les regards se portent. Car le Brésilien de 34 ans et son étalon d’exception viseront une deuxième victoire consécutive en Majeur dans le « Rolex Grand Prix » du CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017.


Pedro Veniss fera-t-il un nouveau pas vers le Rolex Grand Chelem ? Ou bien serait-ce un nouveau cavalier qui entamera ce périple ? Il faudra attendre le 23 juillet pour connaître la réponse que livrera le grand stade d’Aix-la-Chapelle!

Lorsque le CHIO d’Aix-la-Chapelle recevra les meilleurs cavaliers du monde en juillet prochain, ce ne sera pas seulement le lancement de la nouvelle saison du Rolex Grand Slam of Show Jumping, mais également l’ouverture d’un nouveau chapitre dans cette saga du défi le plus important des sports équestres.

 

En effet, pour ce nouveau cycle du grand chelem, The Dutch Masters de Bois-le-Duc, aux Pays-Bas, fait son entrée en tant que quatrième étape du Rolex Grand Slam of Show Jumping. Si bien que désormais, il y aura un Majeur par trimestre : Le CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 du 14 au 23 juillet en Allemagne, suivi du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› dans la ville canadienne de Calgary du 6 au 10 septembre, ensuite l’année se terminera au CHI de Genève du 7 au 10 décembre en Suisse. Puis, l’année prochaine The Dutch Masters aura lieu du 8 au 11 mars 2018 et lancera la nouvelle saison du Rolex Grand Slam of Show Jumping, une grande première pour les Pays-Bas.

 

Pour accueillir ce nouveau Majeur, le Rolex Grand Slam of Show Jumping va lancer un nouveau logo. « Nous avions lancé ce fabuleux concept en 2013 ; un concept que nous envie le monde des sports équestres. L’amour pour ce compagnon unique qu’est le cheval, la passion pour notre sport et ce culte de la tradition réunissent les Majeurs et nous poussent à toujours proposer ce qui peut se faire de mieux, nous incitent à une recherche commune et permanente de la perfection », souligne Linda Southern-Heathcott, présidente du comité de pilotage du Rolex Grand Slam of Show Jumping. « Le Rolex Grand Slam of Show Jumping n’est pas qu’une simple association de concours de classe mondiale, c’est un partenariat passionné qui fait désormais un nouveau pas en avant avec l’arrivée de The Dutch Masters. Et ceci se devait d’être marqué par la création d’un nouveau logo. »

 

Parmi les innovations, le principe de base du Rolex Grand Slam of Show Jumping reste immuable : trois victoires consécutives sur des Grands Prix du Grand Chelem se traduiront par un bonus d’un million d’euros. La nouveauté est que si un cavalier réussissait à ajouter une quatrième victoire à cette série, sa prime se verrait doublée, passant à deux millions d’euros. Et toujours, deux victoires dans un même cycle de Grand Chelem seraient récompensées de 250 000 euros voire 500 000 euros si elles étaient consécutives.

 

L’actuel prétendant au titre du Grand Chelem est le Brésilien Pedro Veniss. Il a remporté le « Rolex Grand Prix » du CHI de Genève 2016 et viendra au CHIO d’Aix-la-Chapelle 2017 pour essayer de remporter une deuxième victoire consécutive. L’Écossais Scott Brash, vainqueur du Grand Chelem 2014/15, conserve une chance de décrocher le bonus de 250 000 euros après sa victoire dans le Grand Prix du CSIO Spruce Meadows ‹Masters› 2016 en septembre dernier.

 

 

 

Calendrier du Rolex Grand Slam of Show Jumping:

CHIO d’Aix-la-Chapelle: 14 au 23 juillet 2017

CSIO Spruce Meadows  ‹Masters›: 6 au 10 septembre 2017              

CHI de Genève: 7 au10 décembre 2017

The Dutch Masters: 11 au 8 mars 2018

Linda Southern-Heathcott, Scott Brash, Anky van Grunsven, Marcel Hunze and Jeroen Dubbeldam at the Indoor Brabant RGS announcement The picture enclosed shows (from left to right) Linda Southern-Heathcott, President of the Steering Committee of the Rolex Grand Slam of Show Jumping, Scott Brash, first rider ever to win the Rolex Grand Slam of Show Jumping, Anky van Grunsven, President of Indoor Brabant, Marcel Hunze, Event Director of Indoor Brabant, and the reigning double World and European Champion Jeroen Dubbeldam at the official announcement at Indoor Brabant 2017. (picture: Rolex Grand Slam of Show Jumping/Kit Houghton).

En 2018, le Rolex Grand Slam of Show Jumping accueillera « The Dutch Masters » en tant que quatrième Majeur. Créé à Bois-le-Duc (Pays-Bas) en 1967, et célébrant son 50ème anniversaire cette année, « The Dutch Masters » rejoint ainsi le CHIO d’Aix-la-Chapelle (Allemagne), le CSIO des Spruce Meadows ‹ Masters › (Canada) et le CHI de Genève (Suisse) parmi la liste des concours incontournables.

« Nous ne pouvions rêver d’un meilleur partenaire », s’enthousiasme Linda Southern-Heathcott, présidente du comité du Rolex Grand Slam of Show Jumping. « Ce qui a toujours réuni les Majeurs du Grand Chelem est la passion pour le sport, l’amour des chevaux et les mêmes valeurs traditionnelles. C’est la raison pour laquelle « The Dutch Masters » correspond parfaitement au Rolex Grand Chelem: il offre des infrastructures exceptionnelles, attire les meilleurs cavaliers au monde et possède une histoire impressionnante qui s’étend sur un demi-siècle

L’ajout d’un quatrième Majeur au Rolex Grand Chelem donnera ainsi une dimension supplémentaire à ce challenge destiné à l’élite mondiale du saut d’obstacles. Tout cavalier qui réitèrera la performance phénoménale de Scott Brash, à savoir de remporter trois Majeurs consécutives, décrochera toujours le Rolex Grand Chelem et son bonus d’un million d’euros. Et si ce même cavalier venait à poursuivre cette série en remportant un quatrième Majeur consécutif, il se verrait récompensé d’un bonus supplémentaire d’un autre million d’euros. Ces bonus s’ajoutent bien évidemment aux dotations de chacune des épreuves.

Indépendamment de l’année civile, le cycle commence, pour chaque cavalier, dès sa première victoire. Un bonus de 500 000 euros sera également remis à partir de deux victoires consécutives, et un autre de 250 000 euros pour deux victoires non consécutives sur un cycle de quatre Grands Prix.

Les quatre Majeurs qui composent le Rolex Grand Slam of Show Jumping ont tous un héritage sportif de longue date et jouissent du même partenariat avec Rolex qui fête également cette année 60 ans de présence dans le monde du cheval.

 « Rolex a déjà fait tellement pour notre sport et notre partenariat de longue durée avec eux est un privilège. Quoi qu’il en soit, être désormais membre du Rolex Grand Chelem l’année du 50ème anniversaire du ‹ The Dutch Masters › est un merveilleux cadeau pour nous en tant qu’organisateurs » déclara Anky van Grunsven, présidente du « The Dutch Masters ».

Jeroen Dubbeldam, double champion du monde et d’Europe en titre ajoute que : « les deux meilleurs concours outdoors et les deux meilleurs concours indoors sont désormais liés et permettront aux cavaliers de préparer leurs chevaux stratégiquement pour le Rolex Grand Chelem. Bien sûr, en tant que Néerlandais, je suis ravi que ‹ The Dutch Masters › soit devenu l’un des Majeurs et j’attends avec impatience de pouvoir concourir pour ce challenge du grand chelem dans mon propre pays l’année prochaine ».

Après sa victoire dans le Rolex Grand Prix du CHI de Genève en décembre dernier, le Brésilien Pedro Veniss est l’actuel prétendant au Rolex Grand Chelem et se rendra au CHIO d’Aix-la-Chapelle en juillet prochain avec une deuxième victoire consécutive pour défi.

 

Calendrier du Rolex Grand Slam of Show Jumping :

CHIO d’Aix-la-Chapelle: 14 au 23 juillet

Spruce Meadows ‹ Masters ›: 6 au 10 septembre 2017              

CHI de Genève: 7 au 10 décembre 2017

The Dutch Masters: 15 au 18 mars 2018

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